Lundi 27 octobre
À la découverte des vestiges du Frioul au large de Marseille
Rédigé par Frédéric Dubessy
L'hôpital Caroline est l'une des perles de l'archipel (Crédit : OTLC Marseille).
En cet automne, nous vous proposons une balade à Ratonneau sous le thème de son patrimoine historique.
À propos
- Situé à 6 km à vol d'oiseau du Vieux-Port, l'archipel du Frioul comprend 4 îles dont les 2 plus grandes, Ratonneau et Pomègues, sont reliées par une digue.
- Des navettes de la RTM desservent 7 jours sur 7 (sous réserve des conditions météo) en moins de 40 minutes le port du Frioul. Prix : 11,10 €.
- Les départs se font du quai de la Fraternité de 6h30 à 20h30.
- Grâce à des sentiers faciles avec 143 mètres de dénivelé, une boucle de 6,6 km autour de l'île de Ratonneau (baptisée ainsi car elle était infestée de rats introduits par les navires) vous permet d'accéder à de nombreux sites
Que voir ?
- Partiellement en ruine et classé aux Monuments Historiques, l'hôpital Caroline est un ancien lazaret construit au XIXe siècle.
- Il accueillait les marins en quarantaine et les personnes atteintes de maladies contagieuses.
- Pour des raisons de sécurité, il n'est pas possible d'y entrer, mais sa façade, ses cours et sa chapelle centrale surélevée sont visibles de l'extérieur.
- Au sommet de l'île, le fort de Ratonneau date d'Henri IV et a servi jusqu'à la fin de l'occupation allemande.
- On peut y observer librement et au plus près les fortifications bâties au fil des siècles, 2 abris à munitions construits dans la roche, un blockhaus et l'emplacement des anciens canons.
- Le fort de Brégantin, propriété du designer marseillais Ora-ïto, abrite lui les ruines d'une ancienne batterie française du XIXe siècle.
- Depuis le sentier vous menant à la pointe Ouest de l'île vous pourrez admirer ses vestiges.
- Un cratère est le témoin d'une explosion accidentelle en 1943 de munitions françaises stockées alors que les Allemands tentaient de remettre en service la Batterie du Cap de Croix.
Zoom sur
- Des croix sont visibles au fort de Ratonneau, mais il ne s'agit pas de sépultures.
- Ce sont les ossatures en béton d'un chantier inachevé de bunkers mené par les Allemands durant la 2de guerre mondiale.
- S'il y avait bien un cimetière à Ratonneau, celui du lazaret, il ne reste plus que quelques ruines du mur en pierre qui le ceinturait.
- Au large du Frioul existe par contre un cimetière marin, lieu de dispersion des cendres des défunts ou d'immersion d'urnes biodégradables.
- 2 zones ont été définies : au Nord de Ratonneau et au Sud de Pomègues, la loi funéraire française imposant que ces cérémonies se déroulent à plus de 300 mètres des côtes d'un archipel.
- Plusieurs prestataires, qualifiés de « passeurs d'âmes », accompagnent les familles.
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