Vendredi 22 mai
Hors Cellule : des vestiges des Baumettes à Marseille transformés en œuvres d’art
Rédigé par Diane Vandermolina
Chargées d’histoire, ces portes en bois doublées de métal, entre frontière et espace d’expression, témoignent d’un passé intime et collectif (Crédit : Galerie Pentcheff).
Ce matin, les portes des cellules de la prison marseillaise s’exposent aux Docks Village.
Le concept
- En 2021, lors de la rénovation du centre pénitentiaire des Baumettes, une partie des bâtiments historiques a disparu.
- « Demcy, filiale d’Eiffage, a proposé à la Galerie Pentcheff les portes des cellules. Devenues des déchets et faisant partie du patrimoine marseillais, nous avons trouvé intéressant de les transformer dans le cadre d’un projet créatif et caritatif, afin de maintenir une mémoire vivante », indique Thomas Gastaldi, assistant d’Alexis Pentcheff, à l'Essentiel Marseille.
- « À la livraison des 16 portes, nous avons demandé aux artistes ce qu’ils auraient dessiné ou peint s’ils avaient été à la place des prisonniers », précise-t-il.
- Fruit d’un an de travail, l’exposition-vente Hors Cellule ouvre ce matin aux Docks Village (10, place de la Joliette - 2e) et sera visible, tous les jours de 10h à 19h, jusqu’au 30 mai.
Pourquoi c'est important ?
- Un 1/3 du montant des ventes (œuvres vendues à partir de quelques milliers d’euros) est reversé aux Beaux Mets.
- « Le restaurant de la prison participe à la réinsertion des personnes incarcérées par le biais de la restauration », explique Thomas Gastaldi.
- « Notre but est de contribuer à nourrir le tissu associatif lié au milieu carcéral », insiste-t-il.
Que voir ?
- Dans l’espace Yellow, le public déambule entre les portes revisitées par Ben, Philippe Geluck, Robert Combas, Hervé Di Rosa, Stéphane Pencreach, Skunk Dog.
- « Nous avons fait appel à des artistes émergents comme Otto, qui a signé Mémoires, ou Doriane Malige, pour Premier jugement. »
- « Akhenaton et Shurik’n ont marqué une porte avec des paroles de chansons. Éric Cantona s’est aussi prêté à l’exercice pour Double peine », confie l’assistant du galeriste.
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