Lundi 18 août
À la recherche de la fontaine du Barquiou à Marseille
Rédigé par Frédéric Dubessy
L'oubliée de ce quartier très coloré n'a pas bougé depuis le XIVe siècle (Crédit : Frédéric Dubessy).
Elle est la plus ancienne de la ville et la plupart des Marseillais, comme les touristes, passent devant elle sans la voir.
État des lieux
- La cité phocéenne gère une centaine de fontaines ornementales ou d'eau potable (fontaines à boire). Voir la liste.
- Les plus célèbres sont celles du parc Longchamp et de la place Castellane, récemment remise en eau.
- La plus méconnue reste la Fontaine du Barquiou, perdue dans une petite rue du Panier et hors d'usage depuis bien des années.
Les origines
- Au Moyen Âge, la cité phocéenne est divisée en 3 parties : la ville haute (occupée avant par les Romains), dirigée par les évêques, la ville basse ou vicomtale (gérée par les vicomtes) et la ville abbatiale (sous influence de l'abbaye de Saint-Victor).
- Un accord passé le 9 avril 1292 entre la Ville, l'évêque et le prévôt permet l'édification de la 1re fontaine de la ville haute.
- Son nom viendrait du provençal « barquiéu » signifiant tout simplement « bassin d'eau ».
- Elle disposait en effet d'un bassin aujourd'hui disparu, mais dont on peut deviner la trace.
- Ce rare vestige médiéval occupait à cette époque une place centrale dans la vie du quartier comme lieu d'approvisionnement en eau et lavoir public (dès le XIIIe siècle), favorisant les échanges entre les habitants.
Où ?
- Pour trouver la fontaine du Barquiou, il faut se plonger dans ce quartier si vivant.
- Le parcours le plus simple (5 minutes) commence à la Montée des Accoules, juste après le célèbre clocher éponyme en venant du Vieux-Port.
- Il suffit de prendre successivement les rues du Poirier et des Cartiers en ligne droite pour tomber sur la rue Guintrand (2e).
- En la descendant de quelques mètres, vous verrez, sur votre droite, cette proéminence accrochée à un bâtiment et dépassant sur un trottoir très étroit.
- Nous vous conseillons cependant de poursuivre sur la Montée des Accoules puis de prendre la rue du Refuge pour arriver par la rue du Panier avec ses boutiques de produits artisanaux et ses galeries d'art.
- Cet itinéraire bis permet d'emprunter de charmantes ruelles dont les murs sont ornés de tags, fresques et pensées pochées.
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