Mardi 19 mai
Le 19 mai 1780, le Sartine s'échoue dans la passe du Vieux-Port
Rédigé par Frédéric Dubessy
Plusieurs cartes postales humoristiques ont été éditées sur ce thème (Crédit : Archives départementales 13).
Voici près de deux siècles et demi, cet accident se transformait en galéjade qui perdure encore de nos jours.
Les faits
- En pleine guerre navale entre l'Angleterre et la France, le Sartine (du nom d'Antoine de Sartine, secrétaire d'État de la Marine sous Louis XVI) revient des Indes.
- Cet ancien bateau de commerce, reconverti en navire de guerre, ramène des Français qui ont bénéficié d'un échange de prisonniers, dont le vicomte Paul de Barras, officier commandant le régiment d'infanterie de marine de Pondichéry.
- Au large du cap Saint-Vincent (Portugal), la frégate désarmée est attaquée par les Britanniques, à cause d'un pavillon français hissé par erreur ou forfanterie.
- Son capitaine, Jean Dallès, périt dans le combat et Marc Lazare Roubaud, son second, moins expérimenté, prend la barre pour la suite du périple.
- Le 19 mai 1780, après une erreur de navigation, le Sartine s'échoue sur des rochers dans le chenal étroit du port de Marseille.
Les conséquences
- L'épave, notamment avec ses mâts gigantesques immergés, empêche l'accès et la sortie des autres bâtiments.
- Ce blocage de toute circulation maritime va être très commenté à cause d'une mauvaise orthographe du nom du navire.
- Il devient le Sardine au lieu du Sartine, ce qui va donner l'expression : « la sardine qui a bouché le port ».
- Cette galéjade est encore employée de nos jours, pour se moquer du sens de l'exagération des Marseillais, et le plus souvent sans en connaître l'origine historique.
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