Mercredi 25 juin
Marseille organise une journée pour mieux protéger sa jeunesse
Rédigé par Frédéric Dubessy
Cette huile sur toile de Jean Julien est exposée au musée d'Histoire de Marseille (Ville de Marseille).
En 1792, la décision d'envoyer un bataillon de plus de 500 hommes dans la capitale va changer le cours de l'histoire de France.
Le contexte
- Le 20 avril 1792, la France déclare la guerre au roi de Bohême et de Hongrie (Saint-Empire et possessions de la maison d'Autriche).
- Un appel est lancé aux fédérés, les gardes nationaux de province.
- Le 20 juin, jour de l'anniversaire des 3 ans du serment du Jeu de Paume (pour mettre fin à l'Ancien Régime), le peuple des faubourgs envahit le palais des Tuileries où loge la famille royale.
- Les sans-culottes protestent, en vain, contre le renvoi de 3 ministres par Louis XVI et son refus de signer les décrets de la Législative sur les prêtres réfractaires.
Ce qui s'est passé
- Le 25 juin 1792, la Commune de Marseille délibère pour envoyer un détachement de 517 hommes à Paris.
- 4 jours avant, François Mireur, recruteur pour cette marche, entonne devant eux le « Chant de guerre pour l'armée du Rhin » composé par Rouget de Lisle à Strasbourg fin avril, et le fait publier pour la 1re fois.
- Les volontaires partent donc le 2 juillet du club des Jacobins (rue Thubaneau - 1er) en direction de la capitale en emportant des exemplaires.
- Ils le chantent tout au long de la route jusqu'à leur arrivée le 30 juillet devant les Tuileries.
- Les Parisiens le baptiseront « La Marseillaise ».
Les conséquences
- Sitôt à Paris, ils improvisent un dîner aux Champs-Élysées qui se termine par un affrontement avec les grenadiers du roi.
- Ce bataillon marseillais, l'un des plus importants avec celui des Bretons, joue un rôle essentiel dans cette période de bascule.
- Le 2 août, ses représentants réclament la déchéance du roi à l'Assemblée et participent activement le 10 à la prise des Tuileries.
- 1 deuxième bataillon arrivera à la capitale le 20 octobre 1792 et la Ville de Marseille plaidera fin décembre à la Convention pour obtenir le jugement rapide du « criminel Capet ».
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