Christopher Perret, passeur d’histoires à Marseille
Il a failli être prêtre, mais son amour de la ville l’a mené ailleurs.
Bio express
Christopher Perret est un pur Marseillais, né en 1985 dans le quartier populaire de La Rose, « où tous les enfants jouaient ensemble, quelles que soient leurs origines », se souvient-il. Baptisé à l’âge de 5 ans, il se découvre une vocation en jouant à la messe auprès de ses cousins, « surtout le sermon ! ». Après quelques années de catéchisme, puis de doutes, il finit par entrer à 20 ans au centre de formation des séminaristes à Aix-en-Provence. « J’ai été envoyé en insertion pastorale à l’abbaye de St Victor. C’est là où j’ai rencontré Adrien Blès, auteur du « Dictionnaire Historique des Rues de Marseille ». Il m’a ouvert les portes d’un univers incroyable, celui de l’histoire de la ville et de ses différents quartiers ». Il réalise que la cité phocéenne ne se dévoile pas au premier venu, mais à celui qui s’intéresse vraiment à elle. Le jeune homme décide alors d’être « passeur d’histoires ».
Sa reconversion
Délaissant le séminaire, Christopher Perret entre à la Direction de la Culture du Département et trouve « une paroisse de substitution » au sein de l’association Marseille Autrement. Fondée par Marianne Ruelle, son ADN est d’organiser des visites originales. « Sur mon temps libre, j’ai animé des balades urbaines pendant près de dix ans, jusqu’en 2019. Cela m’a permis de partager ma passion de Marseille. » En 2020, pendant la Covid, il monte un groupe sur Facebook, Team Rando Évasion, dans l’idée de proposer des randonnées commentées dans les Calanques. « L’engouement a été immédiat, les gens avaient un énorme appétit de redécouvrir la nature proche ». Sa communauté rajeunie dépasse aujourd’hui les 3 000 membres.
Son actualité
Un accident de deux-roues en septembre dernier l’empêche actuellement de randonner. « J’ai repris les balades culturelles en ville le week-end, dans tous les quartiers, en limitant les groupes à 30 personnes. » Vivantes et animées, ses visites font le plein. Le programme est annoncé le lundi sur une boucle WhatsApp, y compris cet été. « Je n’ai pas d’objectif quantitatif, mais plutôt de créer des émotions chez les participants, si possible auprès des plus jeunes. »
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