Le portrait : Raymond Vidil : armateur marseillais militant et amateur de culture
Le Marseillais est un entrepreneur visionnaire aux multiples passions.
Bio express
Né en 1951, Raymond Vidil fait des études en sciences économiques et politiques puis rejoint l’entreprise de transport maritime paternelle, Marseille Fret, en 1976. Il co-fonde Marfret en 1987 avec son frère Bernard, lui donnant une vocation mondiale. Il retrace son histoire dans un livre « Le chemin du monde » paru en 2006. « Nous, les armateurs, sommes des géographes et avons la responsabilité de montrer à nos concitoyens le monde en donnant le point de vue de la mer. Mes voyages professionnels m'ont enrichi : j’ai rencontré d'autres cultures et changé mon répertoire de critères et de pensée. » Ancien président de l'Union pour les entreprises (Medef local) au niveau départemental puis régional, il est à la tête de l'association MPCulture depuis 2018, un collectif issu de MP2013, capitale européenne de la culture.
Ses passions
Amoureux de sa ville, Raymond Vidil la qualifie de « métropole hybride unique, entre cité et nature, dotée d'un potentiel immense avec son économie ouverte au monde. » Il souligne sa capacité à « relever les défis, faire des synthèses, pas qu'entre le Nord et le Sud, entre l'Est et l'Ouest aussi. La culture est l'argument faîtier de son rayonnement et de son attractivité. » Bien qu'il possède des œuvres d'artistes, tel Vincent Bioulès, il ne se définit pas comme un collectionneur. « Mon goût pour l’art s’est forgé sur le tard au contact des artistes régionaux émergents que j’accompagne avec Mécènes du Sud depuis 2003. Je milite pour un mécénat impliquant. »
Engagement écologique
Ayant transmis la direction générale de Marfret à son fils Guillaume en 2018, Raymond Vidil se consacre à la transition écologique de l'entreprise. « Nos navires sont équipés pour le traitement des rejets et le branchement à quai. Mais il faut trouver d'autres modes de propulsion, tester le vélique (NDLR : Effort du vent sur la voile), modifier les coques pour atteindre l'objectif zéro carbone en 2050 », indique-t-il.
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