Le Marseillais Luca Lombardo, ténor urbi et orbi depuis 40 ans
Marié et père de famille, le Marseillais a su concilier son métier et ses amours.
Bio express
Né en 1960 à Marseille, Luca Lombardo voit son 1er opéra à l’âge de 4 ans. « Mes parents adoraient ça et avaient des amis chanteurs. Mon père voulait que je sois ingénieur », confie-t-il à l'Essentiel Marseille. Après un Bac C, il fait des études de droit. « Le jour de mes 20 ans, je chantais sur des arias senza voce (sorte de karaoké). » Un proche lui conseille de poursuivre dans cette voie. Parti à 21 ans à Trévise (Italie) prendre des cours chez Claude Thiolas, il met sa carrière en pause à la mort de son père en 1987. « Je gagne « Les Voix d’or » et Paul Ethuin, chef d’orchestre et directeur du théâtre des Arts (Rouen), me fait chanter Vincent dans « Mireille » (Gounod). » Il débute à l’international en 1989 à l’Opéra des Flandres avec « Simon Boccanegra » (Verdi) aux côtés de José Van Dam. Invité pour la 1re fois à Marseille dans « le Roi d’Ys » (Lalo) en 1994, il est Don José dans Carmen (Bizet) au Stade de France en 2003 devant 72 000 spectateurs et en 2016 au Dôme.
Ses passions
En 1997, « en tournée, j’allais voir les chutes du Niagara, ma femme m’appelle et me dit j’ai perdu les eaux. » Alors qu'il devait passer à Milan au retour, il refuse le rôle promis à la Scala pour rentrer directement à Marseille voir son fils, Loris. « C'est le nom du personnage de Fedora (Umberto Giordano), 1er air que j’ai chanté. » Vivant en famille dans la maison parentale, il adore sa ville. « Je descends en vélo au Prophète. J'aurais du mal à vivre ailleurs », précise cet amateur de billard français.
Ses projets
Après avoir publié La migraine des Cariatydes, il écrit un 2nd livre, « une sorte de Faust 2.0. », dévoile-t-il. Engagé dans le caritatif entre 2 récitals, il participe au concert thérapeutique et inclusif gratuit D’une seule voix avec Cyril Rovery le 14 novembre à 19 h salle des Saints-Anges (272, avenue de Mazargues - 8ᵉ). Reprenant la citation du chanteur cubain Compay Segundo, il indique dans un sourire : « Pour réussir sa vie, un homme doit faire un enfant, écrire 1 livre et planter 1 arbre. Mais je n’ai pas la main verte. ».
Nos lecteurs ont aussi lu :
Lire la dernière édition de l'Essentiel Marseille