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Lundi 10 novembre

Paola Cervoni, la mosaïste marseillaise au grand coeur

Rédigé par Catalina Cueto
Elle fait travailler des jeunes en insertion (Crédit : Viv'arthe).

Elle est à l’origine des fresques colorées en mosaïques sur le banc de la Corniche qu’elle réalise avec différents publics. 

Bio express

Née à Mostaganem (Algérie), Paola Cervoni revient en France en 1969 et grandit en Lorraine. À 23 ans, « pour vivre à la lumière », elle s’installe à Aix-en-Provence, passe le concours de l’IUFM et devient maîtresse d’école. Une profession qu’elle exerce ensuite à Barcelone jusqu’en 2002. Après avoir quitté l’enseignement, elle crée l’association Vivarte, qui signifie « anime-toi » en espagnol. « Je voulais apporter de la joie aux autres via le travail de la mosaïque », raconte-t-elle. « C’est un des plus vieux métiers manuels, né dans les églises en Italie. On coupe, on taille, on lime ». 

Ses actions

Revenue à Aix, Paola Cervoni renomme l’association « Viv’arthe » en 2005 et développe l’art thérapie auprès de différentes structures, comme les écoles, les hôpitaux psychiatriques, les maisons de retraite, ou les établissements pour handicapés. « Le travail avec les mains apaise », constate-t-elle. En 2007, assise sur le banc de la Corniche face à la mer, elle a un flash : « il faut le colorer en mosaïques ! ». Après de multiples démarches auprès de la mairie, elle pose son premier panneau en octobre 2015. Aujourd’hui, elle a co-réalisé les dessins de 177 panneaux, de 3 m2 chacun, depuis l’hôtel Nhow jusqu’à quelques mètres de la plage du Prophète. Ses commanditaires sont très variés. « Ce sont des associations, des familles, des écoles ou des entreprises. Ce n’est plus mon projet, mais celui des Marseillais qui se sont approprié le banc », assure-t-elle. 

Ses projets

Elle veut couvrir de mosaïques les 600 panneaux de ce banc. « J’ai prévu un relais, car mon corps est douloureux après tant d’années de charges lourdes », avoue Paola Cervoni. Dans son atelier actuel quai de la Joliette, elle fait travailler des jeunes en insertion, comme son chef d’atelier Ély. La prochaine étape ? Ouvrir une école de formation à Marseille. 

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