Arthur Aude : Le Marseillais amoureux des moutons
Ingénieur agronome devenu berger urbain puis fermier, le Marseillais de 28 ans poursuit ses convictions.
Bio express
Après 1 classe prépa au lycée Thiers, Arthur Aude, séduit par la botanique, passe le concours de Banque agro-véto. En 2018, il intègre l’Agro Campus Ouest à Angers et se spécialise en horticulture et paysage. « Le monde agricole que je ne connaissais pas m’a passionné. Je voulais comprendre comment on peut nourrir les gens sans épuiser la terre », indique-t-il à l'Essentiel Marseille. En parallèle à son diplôme d’ingénieur, il poursuit un Master 2 en écologie à la fac avant de revenir à Marseille. « La ville avec ses calanques, ses massifs et la mer me manquait : elle est vivante même si son côté Babylone me pèse », confie-t-il.
Le déclic
« Ma passion « mouton » a débuté pendant le 1er confinement. J’étais dans le Limousin avec un ami, fils d’éleveurs de brebis à viande. J’adorais m’en occuper. Pendant mon stage au GERM (Gestion Ecologique Renaturation des Milieux) pour réaliser un diagnostic de biodiversité sur la ville, je me suis dit : sur ces friches, il faut mettre des moutons pour en améliorer la biodiversité. » En 2022, il crée l'association Les Moutons Marseillais. « J’avais peu d’expérience : les brebis ne m’écoutaient pas. On m’a conseillé d’en prendre 1 vieille. Elle était pleine et a eu un agneau. De 10 bêtes, nous sommes passés à 27 », raconte-t-il.
Aujourd’hui
« En hiver, entre 2 transhumances urbaines, des visites en école et en résidences seniors, les brebis pâturent dans les friches ou chez les privés pour débroussailler. L'été elles transhument vers les Alpes. » Son travail en parallèle à la ferme pédagogique du Roy d’Espagne devenant de plus en plus important, il a cédé récemment son troupeau à Maïté Kaczmarek, après l'avoir formée. « Nous avons une grosse activité de maraîchage et d'élevage de poules pondeuses à la ferme. Nous y accueillons les enfants pour les sensibiliser à l’agriculture durable », précise Arthur Aude. Les moutons sont toujours dans son cœur : « regarder manger une brebis, c'est comme regarder un feu », assure-t-il.
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