Le portrait : Lucas Perruquon, la passion du kart du Marseillais
Le Marseillais a la particularité d'arborer un casque mentionnant « Drive for Jesus ». Il revendique sa foi qui l'a remis sur le droit chemin pour réaliser son rêve de devenir professionnel.
Bio express
Né à Lyon voici 20 ans, mais arrivé à Marseille à l'âge de 2 ans, Lucas Perruquon a passé son enfance dans le 13e arrondissement à La Rose et Château-Gombert. Il vit aujourd'hui à Saint-Jérôme. Ce passionné de sports, notamment automobiles, a eu la vocation dès l'âge de 7 ans. « Mes grands-parents m'amenaient avec mon frère faire du kart pendant les vacances. J'ai vu aussi à cette époque le film "Cars" ». Il en refait à 15 ans et doit se rendre à l'évidence que, faute de moyens financiers, il n'y arrivera pas. Le jeune Marseillais se dirige alors vers le foot (Château-Gombert, Beaumont et Allauch), le tennis et l'athlétisme. « Après mon bac, j'ai tenté STAPS, puis je me suis préparé pour intégrer le 8e RPIMA (parachutistes d'infanterie de marine) ».
Le déclic
Alors que sa voie est toute tracée, il participe à une session de « 48 heures de prière » au Roucas-Blanc en juin 2025. « Croyant, je ne pratiquais pas. J'accompagnais juste ma famille pour 2 heures. » Suite à une discussion sur son futur militaire et son renoncement à devenir pilote, il se voit répondre : « tu as une passion en toi que tu crois impossible à réaliser. Ne t'interdis pas de rêver ». La messe était dite : « J'ai ressenti ça comme un appel, et j'ai décidé de revenir au karting. » Après une 1re saison de courses réussie, 2e place aux 3 heures de Brignoles et une victoire en sprint individuel au FK Grand Prix du Castellet, Lucas Perruquon intègre l'équipe RaceBerry. Il évolue en championnat de Ligue Paca en karting senior, qualificatif pour les championnats de France. « Je suis à ce jour le seul pilote au monde à arborer la mention "Drive for Jesus" sur mon casque. » Il porte aussi le n°51, en référence à celui de la voiture d'Hudson Hornet dans le film d'animation de son enfance. « Sur le plan national, je vais disputer la IAME Séries France en juillet et conclurai par l'Eurocup sur le circuit du Mans en octobre », indique-t-il. Le jeune homme travaille aujourd'hui au McDonald's de la Valentine. « Cela permet de financer une partie de mes courses, car tout est à ma charge, le kart, l'essence, les pneus, l'huile...»
Ses ambitions
Il est actuellement en recherche de sponsors pour boucler les 90 000 € du budget nécessaire à sa saison. « Une course au Castellet me coûte 2 000 € », précise Lucas Perruquon qui tournera sur ce circuit mythique ce week-end. « Je veux décrocher un titre de champion du monde dans les 2 ans. » Pour atteindre son objectif de devenir professionnel, il doit décrocher un contrat avec un constructeur. « Je passerai ensuite à la voiture en GT4 ou en Nascar Euros Series pour me faire repérer par des équipes et me lancer aux États-Unis. »
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