À Marseille, Cécile Albert identifie des solutions pour un aménagement du territoire plusrésilient.
Directrice de recherche CNRS à l'Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale (IMBE), elle explique à l’Essentiel Marseille comment son travail d’observation des déplacements des écureuils roux concourt à concevoir des villes plus vertes.
Pourquoi avoir choisi l’écologie ?
« J'ai toujours été fascinée par le monde du vivant, sa diversité et sa complexité. J'étais aussi alarmée par les pressions anthropiques sur la biodiversité. L’écologie des paysages permet de comprendre l’impact de l’organisation spatiale des écosystèmes sur la biodiversité. J’identifie des solutions pour un aménagement du territoire plus résilient aux changements climatiques et favorisant la cohabitation durable entre humains et non-humains. »
Quel est l’objet de vos travaux ?
« À Marseille, entre autres villes, j’étudie les écureuils roux et la connectivité de leurs habitats. À savoir s’ils peuvent passer d'un espace forestier à un autre sans traverser de grandes zones hostiles, pour comprendre comment cela influence leur déplacement et leur potentielle survie. C'est une espèce modèle : l'idée est de généraliser à d'autres espèces. Après l’étude de terrain, je modélise les résultats et vois comment les mettre en application. »
En quoi consiste le projet Résilience auquel vous participez ?
« Porté par Barbara D'Anna, il est réalisé dans le cadre du PEPR Ville Durable-Bâtiments innovants financé par l’ANR. Ce projet pluridisciplinaire mêle urbanisme, aménagement, thermique urbaine, chimie de l'environnement... pour avoir une vision holistique de la ville durable et de la mobilité humaine en travaillant sur les co-bénéfices. Concernant l'aménagement cyclable, on peut végétaliser autour pour que ce soit agréable pour les cyclistes et que cela profite à la biodiversité. »
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