Le portrait : Jean-Pierre Bensaïd, pro du tourisme et consul à Marseille
Il représente à Marseille les îles africaines de Sao Tomé et Principe.
Bio express
Né à Tlemcen, en Algérie, Jean-Pierre Bensaïd est arrivé à Marseille en 1962, à l’âge de 8 ans. Sa formation ? « Bac -1 », répond-il avec le sourire. À 16 ans « et demi », il entre chez Prado Voyages pour un job d’été, et le tourisme ne le lâchera plus. Formé sur le tas, il ouvre sa première agence Mistral Voyages dès 1983. Lors d'un voyage au Gabon, Jean-Pierre Bensaïd découvre par hasard les îles de Sao Tomé et Principe, à 300 km des côtes, dans le golfe de Guinée. « J’ai eu immédiatement un coup de cœur pour cette ancienne colonie portugaise, avec l’impression d’être dans un endroit oublié du monde, en pleine nature. » Il lance une activité réceptive à Praia Lagarto, et en 1993, en parallèle de son métier d’agent de voyages, devient consul honoraire de Sao Tomé à Marseille. « C'est une fonction sans honoraires pour accorder des visas, inciter au tourisme, faire des échanges économiques autour du cacao et trouver des partenariats », précise-t-il.
Ses engagements
En 2019, Jean-Pierre Bensaïd ferme ses agences marseillaises et se concentre sur la création de la Fondation Micondo. Son but est de restaurer la plantation vivrière Java de 17 ha dans l’île de Sao Tomé. Petit à petit, les 300 donateurs de la Fondation ont permis de réaliser des initiatives concrètes dans les domaines de l’éducation, la santé, l’agriculture et le développement économique. « 110 écoliers sont accompagnés dans leur scolarité, 50 personnes ont trouvé un emploi sur la plantation et près de 1 000 villageois sont suivis au poste de santé », se réjouit le consul.
Ses projets
Toujours dans l’objectif de préserver le patrimoine historique de l’île, Jean-Pierre Bensaïd pilote, via sa Fondation, la rénovation de la Casa Grande, le bâtiment principal de la plantation. « Nous allons la transformer en chambre d’hôtes confortable. Elle accueillera les touristes en quête d’authenticité et d’expériences immersives avec la population locale ». Derrière le consul, il demeure l’agent de voyages investi.
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