L'entretien : Jacques Hardelay, « la qualité des escales doit être améliorée à Marseille »
Élu président de Marseille Provence Croisière voici 10 jours, il détaille sa feuille de route pour les 3 ans à venir.
Quel est le rôle de cette association ?
« Elle existe depuis 30 ans et regroupe une centaine de membres qui représentent l’ensemble des acteurs liés à la croisière : les compagnies, les commerçants, le Grand Port Maritime... Notre rôle est de contribuer au développement de cette activité, qui génère 400 M€ de retombées économiques, en fédérant, valorisant et coordonnant. »
Quels sont les enjeux actuels de la croisière ?
« Notre objectif est d’atteindre 100 % d’escales propres, c’est-à-dire fonctionnant à l’électricité sans faire appel aux moteurs, d’ici 2030. En octobre prochain, un test sera réalisé sur un paquebot, puis 4 postes d’alimentation électrique seront installés en 2026, ce qui permettra à autant de navires de s’électrifier à quai en simultané. Le port de Marseille va devenir l’un des premiers en Méditerranée à s’équiper de la sorte. Cela s’ajoute aux 30 % de bateaux en escale qui se propulsent aujourd’hui au Gaz Naturel Liquéfié, un combustible qui n’émet pas de particules fines et réduit les émissions de CO2. »
Comment comptez-vous réguler les flux des passagers ?
« L’activité croisière attire 2,4 millions de passagers par an, dont 60 % ne connaissent pas la ville. L’acceptation par les habitants est essentielle. Il est important de renouer le dialogue avec l’Office de tourisme, pour améliorer la qualité des escales et proposer des parcours alternatifs. Déjà, nous avons contribué à réguler le nombre d’autocars en visite à Notre Dame de la Garde et dans le Panier. »
Nos lecteurs ont aussi lu :
Lire la dernière édition de l'Essentiel Marseille