Jeudi 4 décembre
Pensez à planter votre blé
Rédigé par Frédéric Dubessy
Les sachets sont vendus 2 € pour une bonne cause (Crédit : Le blé de l'Espérance).
C'est reparti pour cette tradition provençale remise au goût du jour depuis près de 40 ans par une association caritative.
Un peu d'histoire
- Dans la Grèce antique, les grains de diverses variétés étaient placés dans des jarres et, une fois germés, plantés à l’entrée des champs.
- Ceci répondait à un rite de fécondité renouvelée de la terre.
- Quand l'Église sacralise le concept, elle choisit le jour de la Sainte-Barbe (Barbara), jeune martyre du XIVe siècle, pour marquer le début des festivités de la Nativité.
- En 1988, la journaliste marseillaise Maguy Roubaud, Edmond Maurin, commercial des Grands Moulins Storione, et un boulanger René Tribolo, relancent la tradition des « Semailles de la Sainte-Barbe » avec l’association Le blé de l’Espérance.
- L'idée est de vendre des petits sachets de blé pour aider financièrement les enfants hospitalisés et ceux atteints d'un handicap.
Comment ?
- Ces sachets sont disponibles jusqu'au 20 décembre notamment au marché de Noël sur le Vieux-Port, mais aussi dans divers commerces (boulangeries et pharmacies en particulier). Voir les adresses.
- Aujourd'hui, des stands de vente sont présents à l'Hôtel du Département et à l'Hôpital de la Timone.
- Les grains doivent être posés aujourd'hui sur du coton imbibé d'eau dans 3 petites coupelles (ce qui rappelle La Trinité) pour qu'ils soient en herbe (tiges de 10 à 15 cm) après une vingtaine de jours.
- Le blé viendra ensuite embellir la table de Noël le soir du 24 décembre et, dès le lendemain, rejoindre la crèche jusqu'à l'Épiphanie.
- Selon l'adage provençal, « Quand lou blad vèn bèn, tout vène ben ! », traduit souvent par « Blé bien germé, prospérité toute l'année ».
Pourquoi c'est important ?
- L'argent récolté par l'association finance des prestations auprès d'enfants hospitalisés ou accueillis dans des structures médicales.
- « L'an dernier, nous avons vendu 220 000 sachets et donc réalisé un chiffre d'affaires de 440 000 € », précise Nadine Allouche, trésorière de l'association, à l'Essentiel Marseille.
- « Ceci nous a permis de répondre à toutes les demandes reçues et de redistribuer 280 000 € », poursuit-elle.
- « Le reste est mis sur un compte bloqué et nous permet de répondre à des demandes exceptionnelles ou urgentes toute l'année. »
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