Mardi 31 mars
Le boom des maillots de football vintage à Montpellier
Rédigé par Christelle Zamora
En boutique, des maillots d’environ 400 clubs du monde entier dont celui-ci, du MHSC, de la fin des années 1980 (crédit : Vista Football Shop).
À 21 ans, Damien et Alexis se sont spécialisés dans la revente de maillots de foot portés. Dans leur boutique Vista football shop de la rue de l’Argenterie, le vintage y est roi.
On rembobine
- « J’ai commencé à revendre ma collection de maillots de football au lycée. Je me suis aperçu qu’il y avait un marché », raconte à l'Essentiel Montpellier Damien, cofondateur de ce petit paradis pour les fans de ballon rond.
- Le lycéen tombe alors dans la footmania après avoir vu une vidéo de Julien Cazarre, humoriste du monde médiatique sportif, à propos de l'incroyable collection de Louis Nicollin, fondateur du MHSC, qui compte des milliers de maillots et des pièces mythiques du football mondial.
- Damien communique alors sa passion à Alexis, encore étudiant, avec qui il monte un site internet de revente. Les 2 garçons mouillent le maillot en créant leur petite entreprise, avant d’ouvrir Vista football shop en septembre 2025.
- « Si nous avons commencé avec 700 pièces, nous avons aujourd'hui 3 000 maillots en stock d’environ 400 clubs. Ce marché, qui n’existait pas il y a 20 ans, se développe », argue Damien.
Le principe
- « Nous rachetons des maillots qui ont entre 20 et 30 ans. Certains clients nous confient leurs recherches, d’autres nous en vendent », explique-t-il.
- Il s’agit forcément de maillots déjà portés, authentiques, introuvables neufs, leur prix varie en fonction de la rareté.
- Un maillot se négocie en fonction de l’année, du club, de l’état, du joueur, du logo, du flocage et de la matière. « Certains portés lors de matchs sont collectors parce que le modèle est iconique ou parce que le club a réalisé un exploit », surenchérit le jeune homme.
- Le flocage consiste à coller ou presser à chaud des lettres et des numéros sur le maillot, ce qui le rend unique. De la pièce à la mode ou streetwear, il devient alors objet de convoitise.
Et après ?
- « Si les 1ers prix se situent autour d’une trentaine d’euros, certains clients n’hésitent pas à débourser jusqu’à 800 € voire davantage, lâche Damien. Les maillots de grandes valeurs se négocient aux enchères. »
- « Peu de magasins proposent ce type d’articles ; nous réfléchissons à l’ouverture de nouvelles boutiques dans des villes où la population est jeune, où le football raconte une histoire, comme à Toulouse (une ville montante) ou Marseille », conclut ce passionné.
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