Lundi 16 mars
Un atelier pour redonner vie à ses vêtements
Rédigé par Gwen Saulnier
Alejandra Ruiz redonne vie à votre garde-robe (crédit : La Clinique des vêtements).
Alejandra Ruiz, fondatrice de la Clinique des vêtements - installée rue du Bras-de-Fer où pièces usées sont réparées, transformées ou réinventées -, propose aujourd'hui de 15h à 17h, à la Halle Tropisme, un atelier de recyclage.
État des lieux
- Ici, l’aiguille remplace le bistouri. Dans cet atelier singulier, chaque habit arrive comme un patient fatigué et ressort ragaillardi.
- Diagnostic, intervention textile, renaissance stylistique : le processus ressemble à une consultation.
- Alejandra Ruiz, Montpelliéraine d’origine colombienne, soigne les tissus blessés avec minutie. Aujourd'hui de 15h à 17h, à la Halle Tropisme, elle transmet ses savoirs lors de sa séance de recyclage de tenues vestimentaires.
On rembobine
- Autodidacte, elle a commencé après avoir déniché une machine à coudre en brocante. Son engagement prend racine dans une réflexion plus large, « après avoir fait de la sociologie à la Sorbonne » et notamment étudié « beaucoup sur le capitalisme lors de mes études ».
- Face à la surproduction textile, elle change ses habitudes. « Il y a surconsommation de matière primaire. Ça me touche. Je me suis interrogée et en 2021, j’ai décidé d’arrêter d’acheter des vêtements neufs ».
- Depuis, ourlets, reprises, métamorphoses redonnent souffle aux étoffes abandonnées. Et la facture reste légère : « On regarde vraiment la fringue et c’est à partir de 5 € que l’on raccommode ».
Zoom sur
- Au cœur de la rue du Bras-de-Fer, sa petite échoppe fonctionne comme un laboratoire créatif. Sur l’établi, vestes défraîchies croisent robes oubliées, jeans troués rencontrent étoffes anciennes. Ici, rien ne disparaît : tout se transforme.
- L’approche consiste à observer matière, imaginer solution, puis intervenir au fil et à la main. Juste à côté, une friperie tenue par Héléna Martin complète l’esprit circulaire. « Elle va des années 60 à 80”.
- Entre raccommodage et vintage, la mode retrouve une respiration plus douce. Pour partager cette philosophie, Alejandra Ruiz incite à apprendre à réparer plutôt qu’à jeter.
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