Jeudi 26 mars
L'avenir du pastoralisme au cœur des débats à Montpellier
Rédigé par David Pagès
La transhumance est une pratique directement liée au pastoralisme (crédit : Adobe Stock).
Le séminaire international Pastoralismes : regards croisés pour l’avenir se poursuit aujourd'hui à l'Institut Agro. Chercheurs, éleveurs et gestionnaires d’espaces naturels sont réunis pour échanger sur le rôle du pastoralisme face aux transitions écologiques. Décryptage.
Ce qu’il faut savoir
- Derrière ce mot de pastoralisme, une réalité simple : faire pâturer des animaux sur des ressources naturelles pour les nourrir. Une pratique ancienne, mais loin d’être dépassée.
- « Nous faisons un point sur ces pratiques qui reviennent aujourd’hui sur le devant de la scène », explique à l'Essentiel Montpellier Mina Vilayleck, responsable communication à l'Inrae Occitanie-Montpellier, organisatrice de l'événement avec l'Institut Agro qui accueille ce séminaire sur le Campus de la Gaillarde.
- Toute la journée, conférences, retours d’expérience et tables rondes s’enchaînent autour de sujets concrets : mobilité des troupeaux, accès aux terres, valorisation économique ou santé animale.
- Si Montpellier accueille ce rendez-vous, ce n’est pas un hasard : la région est un véritable laboratoire à ciel ouvert. Entre garrigues, zones viticoles et reliefs des Cévennes toutes proches, les pratiques pastorales y prennent des formes variées et sont étudiées de près par l'Inrae et l’Institut Agro.
Pourquoi c’est important
- Avec plus de 60 000 exploitations concernées en France, le pastoralisme pèse 8,5 milliards d’euros et plus de 250 000 emplois. Mais son intérêt dépasse largement l’économie.
- « Ce sont des pratiques moins polluantes, qui permettent de préserver les sols et les paysages », souligne Mina Vilayleck. Dans l’Hérault et les territoires voisins, des viticulteurs ou gestionnaires d’espaces naturels réintroduisent déjà des troupeaux pour entretenir les parcelles.
- « Les animaux fertilisent naturellement les sols et interviennent même dans la prévention des incendies », précise-t-elle.
- Portés par la recherche, ces modèles hybrides se développent : « On voit naître de nouveaux partenariats entre agriculteurs et éleveurs ». Le travail conjoint de l’Inrae et de l’Institut Agro permet justement d’accompagner ces transitions, en testant des solutions adaptées aux réalités locales.
Zoom sur
- En parallèle, le grand public peut découvrir une exposition photographique consacrée aux transhumances, visible en entrée libre de 8h à 18h jusqu’au 4 mai à l’Agroforum, sur le Campus de La Gaillarde.
- Une trentaine de clichés plongent le visiteur au cœur des pratiques pastorales, du Kirghizistan au Massif Central.
- On y découvre des troupeaux de yaks, de brebis ou de chameaux, mais surtout des savoir-faire. Loin des clichés, l’exposition montre un pastoralisme vivant, en constante adaptation.
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