Mardi 27 janvier
Le cri poétique de Mina Kavani à Villeneuve-lès-Maguelone
Rédigé par David Pagès
Mina Kavani livre sur scène un récit poignant et poétique de son expérience (crédit : Laura Severi).
I’m Deranged, un monologue incandescent écrit et interprété par l'actrice franco-iranienne, sera présenté ce soir à 20h au théâtre Jérôme-Savary àVilleneuve-lès-Maguelone.
Ce qui se passe
- Le public va plonger lors de cette soirée (à partir de 6 €) dans l’intimité d’un exil, celui d'une résistance, à la fois poétique et douloureux. Celui d’une femme libre, venue d’Iran, qui a choisi l’art comme arme contre l’oppression.
- Seule sur scène, face à 2 grands miroirs qui démultiplient sa silhouette, Mina Kavani va livrer un récit à fleur de peau.
- I’m Deranged est un voyage intérieur, une traversée entre Téhéran et Paris, entre souvenirs d’enfance et désillusions d’exil.
- Un récit schizophrénique mis en scène sans concession, qui joue avec les ombres et les lumières.
Ça donne quoi ?
- Mina Kavani évoque les fêtes clandestines, les films interdits, les femmes voilées à l’entrée de l’école, les vapeurs d’opium, mais aussi la violence d’un départ forcé après une scène de nu dans le film Red Rose. Un exil devenu définitif, imposé par la République islamique d’Iran.
- Portée par la musique envoûtante de Siavash Amini, interdit de quitter l’Iran, elle raconte de manière onirique, parfois surréaliste voire grotesque une vie écartelée entre 2 mondes.
- « Je voulais juste être une femme et respirer. Je voulais juste rire », confie sur scène l'artiste franco-iranienne. Un cri de liberté plus que jamais d'actualité, un chant de résistance, un uppercut scénique.
Qui est-elle ?
- Mina Kavani a 21 ans lorsqu’elle quitte l’Iran des mollahs pour la France des libertés. Formée au Conservatoire supérieur d’art dramatique de Paris, elle devient une figure de l’exil artistique iranien. Elle vit aujourd’hui dans la capitale, exilée depuis plus de 10 ans.
- Dans I’m Deranged, elle partage ses rêves, ses cauchemars, ses désirs, ses passions achevées et inachevées. Elle transforme sa douleur en art et son exil en matière scénique. « L’exil, commencé en Iran, imposé dès mon enfance, a continué en France… », écrit-elle.
- Ce spectacle, c’est son histoire, mais aussi celle de tant d’autres artistes contraints au silence. Avec une sincérité désarmante, elle tend au public un miroir : celui de la liberté, fragile et précieuse.
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