Exilées, la nouvelle création étudiante du Groupe O, investit ce soir et demain soir à 20h, le Trioletto. La pièce tisse les mots du dramaturge allemand et ceux de la jeunesse, pour questionner l’exil au féminin.
De quoi s’agit-il ?
- Sur scène, vous découvrirez d’abord une histoire de frontières, de femmes en fuite et de rêves suspendus. 13 étudiantes incarnent ces héroïnes anonymes, inspirées des Dialogues d’exilés de Bertolt Brecht.
- La pièce, mise en scène par Lara Marcou et Marc Vittecoq du Groupe O, propose une dystopie où l’attente devient vertige : « Ce pays les accueillera-t-il ? Sera-t-il meilleur que celui qu’elles fuient ? »
- Dans une scénographie épurée, les jeunes actrices oscillent entre les mots de Brecht et leurs propres voix, tissant un récit collectif où l’absurde fait rire autant qu’il serre le cœur.
- Ces mercredi et jeudi à 20h (gratuit, sur réservation ici), au Trioletto (75, avenue Augustin-Fliche), le public partagera ce sas d’incertitude, miroir d’une actualité qui résonne fort. « On attend, on panique, on rêve, on retrouve l’espoir et on pense », résume la troupe, comme un mantra générationnel.
Zoom sur
- Derrière cette création, le Groupe O, collectif fondé en 2016, s’impose comme un laboratoire d’expériences scéniques.
- Lara Marcou et Marc Vittecoq, ses 2 têtes chercheuses, aiment brouiller les pistes entre documentaire et fiction, mêlant matériaux filmiques, essais, arts visuels et improvisations.
- Leur credo ? « Défendre une écriture au plateau, où l’onirique surgit du réel », explique Marc Vittecoq. Après avoir fait vibrer la Normandie, le Groupe O s’est installé en Occitanie, multipliant les collaborations avec amateurs, scolaires ou hospitaliers.
- Avec Exilées, ils offrent aux jeunes actrices un espace pour inventer, questionner et surtout faire entendre la voix de celles qu’on n’écoute pas toujours. « Ici, tout le monde a sa place », conclut Lara Marcou.