Jeudi 7 mai
Le Groupe des Six en scène à la Cité des arts
Rédigé par David Pagès
Ce concert de l'Orchestre Tremplin sera consacré au fameux Groupe des Six (crédit : Métropole de Montpellier).
À la Cité des arts, l’Orchestre national poursuit son travail de transmission avec le Conservatoire, en réunissant ce soir à 19h, professionnels et jeunes musiciens autour d’un programme consacré aux compositeurs du Groupe des Six.
La toile de fond
- Depuis plus de 10 ans, l'Orchestre national Montpellier Occitanie et la Cité des arts – Conservatoire à rayonnement régional de Montpellier avancent ensemble.
- Au cœur de ce lien, l’Orchestre Tremplin : de jeunes musiciens en voie de professionnalisation partagent le pupitre avec les titulaires.
- Une expérience directe, au contact des réalités du métier. « Jouer avec eux, c’est apprendre plus vite, autrement », glisse l'un d'entre eux.
- Ces concerts décentralisés prolongent l’idée de sortir des murs, de rapprocher la musique du public, sans détour, dans une salle à taille humaine.
Qu’écouter
- Ce soir à 19h, direction la Cité des arts sur l'avenue du Professeur Grasset pour un programme d’1h15, sans entracte, consacré aux Groupe des Six.
- Sous la direction de Sebastián Almánzar, les musiciens vont enchaîner : l’Ouverture de Germaine Tailleferre, la Suite provençale de Darius Milhaud, la Pastorale d’été de Arthur Honegger, des extraits des Animaux modèles de Francis Poulenc et la Complainte d’Eurydice de Georges Auric.
- Un concert direct, lisible, sans effet de manche, accessible à tous les publics, pour découvrir des œuvres rarement réunies. Tarif : de 9 à 15 €.
Pour aller plus loin
- Le groupe des Six désigne un ensemble de 6 compositeurs français du début du XXᵉ siècle : Auric, Durey, Honegger, Milhaud, Poulenc et Tailleferre. Né à Paris autour de 1920, il s’inscrit dans l’Après-guerre et s’inspire notamment d’Érik Satie et de Jean Cocteau.
- Leur idée est de rompre avec le wagnérisme et l’impressionnisme pour proposer une musique plus simple, claire et directe, ouverte au jazz et aux formes populaires.
- Le musicographe Henri Collet, l’inventeur du nom, l’enterre 2 ans plus tard dans un article intitulé Le Crépuscule des six. Jacques-Émile Blanche peindra le groupe avant sa séparation, mais Louis Durey n’est pas au tableau.
- Chacun suivra son chemin, et on se rassemblera bien plus tard pour des photos souvenirs où la jeunesse et l’insouciance des années folles se sont envolées. Mais leur amitié et leur légende sont restées intactes.
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