Jeudi 19 juin
Miss.Tic, une rétro hommage à Parcelle473
Rédigé par David Pagès
Son image fétiche est une belle brune sexy, très proche de son propre personnage (crédit : Galerie Lelia Mordoch / ADAGP Miss Tic 2025).
Le musée Parcelle473 consacre à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 12 octobre une exposition toute dédiée à cette grande figure du street art français.
De quoi parle-t-on ?
- Intitulée Dame de pique, Reine de cœur, cette rétrospective (billetterie et infos ici) réunit une cinquantaine d’œuvres issues de collections privées et de prêts. Le parcours propose une immersion dans l’univers de l’artiste à travers pochoirs, installations, sculptures et un documentaire inédit.
- « Il y aura des œuvres des années 90 jusqu’aux années 2020 dont quelques pièces en anglais particulièrement rares », précise à l'Essentiel Montpellier Laurent Rigail, cofondateur du musée et ami proche de l’artiste.
- L’exposition, dont le vernissage aura lieu ce soir à 19h, met en lumière les thèmes chers à Miss.Tic : la liberté, la féminité et l’insolence, portés par des silhouettes féminines et des phrases percutantes.
- Pour Laurent Rigail, cette rétrospective est aussi un hommage personnel : « C’est le dernier échange que j’ai eu avec elle ; cette exposition me tient particulièrement à cœur ».
Qui était-elle ?
- Miss.Tic, de son vrai nom Radhia Aounallah, est née à Paris en 1956 et s’est imposée dès 1985 comme une pionnière du pochoir dans l’espace urbain. Plasticienne et poétesse, elle a marqué les murs de la capitale de ses messages incisifs, devenant une voix engagée pour les femmes et les artistes.
- Disparue en 2022, elle laisse une œuvre intime et politique, exposée dans de nombreux musées, dont le Victoria and Albert Museum à Londres ou le Mucem à Marseille.
- « J’aimais beaucoup son travail. Déjà c’est une précurseuse en tant que street artiste féminine. Elle a ouvert la voie », confie Laurent Rigail.
- « Elle détournait les mots pour défendre ses idées, ajoute-t-il. C’était une femme très engagée qui ne mâchait pas ses mots, elle était toujours très directe et sincère et ça se ressent dans ses œuvres. »
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