Lundi 4 août
La chapelle de la Vierge, un joyau de la cathédrale
Rédigé par David Pagès
La chapelle est ornée de la Vierge à l’enfant servie par les anges de Jean Coustou (crédit : David Pagès).
Située dans la cathédrale Saint-Pierre, la chapelle dédiée à la Vierge abrite un ensemble artistique remarquable, fruit du mécénat de François-Xavier Fabre (1766-1837).
Un peu d'histoire
- De retour à Montpellier après un long séjour à Florence, le peintre montpelliérain qui a donné son nom au musée de la ville souhaite offrir une statue de l’Immaculée Conception à la cathédrale.
- Il confie la commande à son ami florentin Emilio Santarelli (1801-1886), lui envoyant en 1835 les dessins d’un retable néoclassique destiné à accueillir la statue.
- Il insiste sur la colombe du Saint-Esprit, prévue pour la clef de l’arcature, et sollicite en 1836 Pierre Maximilien Delafontaine (1774-1860) pour les éléments en bronze.
- Fabre suit de près le projet, observant les effets de lumière dans la chapelle, mais ne verra jamais l’œuvre achevée.
- Grâce à sa correspondance conservée, cette commande est bien documentée. En 1875, la Société de Saint-Jean qualifiait l’œuvre de « joyau de la cathédrale, dont on ne saurait trop admirer le fini si merveilleux et la si exquise et si suave exécution ».
Entre les lignes
- La chapelle abrite 2 tableaux majeurs. Le 1er, La Vierge à l’enfant servie par les anges de Jean Coustou (1719-1791), peint en 1762 et redécouvert en 2002.
- Coustou, artiste officiel de Montpellier pendant plus de 40 ans, y illustre le Repos pendant la fuite en Égypte, avec un paysage exotique inspiré de Carlone et une posture empruntée à Poussin.
- Cette toile reflète l’influence des maîtres classiques sur la peinture française du XVIIIe siècle.
- Le 2e tableau, L’Adoration de l’Enfant Jésus, adopte un style plus réaliste. Le traitement moelleux des chairs et la sensibilité de la composition rappellent le caravagisme et la peinture nordique.
- La facture délicate permet de l’attribuer à Gabriel Fournier (1606-1666), peintre de Pézenas, influencé par son séjour à Amsterdam (1641-1646).
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