Votre avis compte : « Notre patrimoine connaît un succès grandissant »
La semaine dernière, nous vous avons demandé si vous avez profité des Journées européennes du patrimoine (Jep) pour visiter des lieux habituellement fermés. Vous êtes 85,1 % à avoir répondu oui, en insistant sur l'importance de la tenue d'un tel événement. Caroline Frinault, responsable de l'unité Patrimoine à la Métropole et cheffe de projet Pays d’art et d’histoire au pôle Culture et patrimoine, nous en dit plus...
Comment se sont passées ces Jep dans la métropole ?
« Nous n'avons pas encore de chiffres précis, mais nous pouvons d'ores et déjà dire que c'est un succès. Un peu plus à chaque édition. L’inauguration de la place Max-Rouquette était un temps fort, elle a concentré beaucoup d’efforts en amont, mais surtout beaucoup de plaisir pour les habitants des Arceaux. »
« Chaque année, nous avons un public agréable, nombreux, qui garde le sourire et sait s’adapter. Depuis 4 ans, nous éditons un dépliant dédié aux enfants, ce qui a permis un vrai rajeunissement du public. »
« Cela crée un effet d’entraînement : les familles viennent pour une activité et découvrent d’autres sites à proximité. Notre patrimoine connaît un succès grandissant. »
Quels sont les sites qui ont le mieux fonctionné ?
« L'Opéra Comédie, la Cathédrale Saint-Pierre et le musée Fabre ont fait le plein entre découvertes et activités spécifiques à ces Journées. Les lieux "stars", ce sont l’Arc-de-Triomphe, le Mikvé et la Tour de la Babote. Les jauges y sont restreintes, donc les places sont rares et très demandées. »
« Cette année, parmi les nouveautés, nous avons eu le kiosque Bosc rénové, la place Max-Rouquette donc, mais aussi une orientation vers le patrimoine professionnel avec l’ouverture des ateliers de la SNCF, de la Banque de France et des studios de France 3. »
« C’est une belle manière de valoriser les savoir-faire. Hors Montpellier, il y a aussi de véritables pépites : les glacières de Castelnau, l’oppidum de Murviel, les temples protestants, ou encore l’hôtel de ville du Crès récemment restauré. »
Quels seraient les points d'amélioration ?
« Il faudrait renforcer les liens avec les médias en amont. Nous coordonnons plus de 120 partenaires, 30 communes, 60 associations, des propriétaires privés… »
« Il y a plus de 300 événements, donc ce n’est pas évident pour le public de s’y retrouver. Une meilleure communication permettrait à chacun de trouver ce qui l’intéresse. »
« Concernant les files d’attente, elles ont beaucoup diminué grâce au système de réservation mis en place depuis le Covid, ce qui améliore le confort de tous.
« Ce rendez-vous a une vraie dimension de proximité : il y a toujours un site ouvert près de chez soi, que l’on habite Montpellier ou une autre commune de la métropole. Même celles qu’on n’attend pas forcément ont des trésors à offrir. »
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