Hélène Mandroux : « Montpellier est encore aujourd'hui la "Surdouée" »
La semaine dernière, nous vous avons demandé si pour vous Montpellier était encore la "Surdouée". Vous êtes 57,9 % à avoir répondu non et 42,1 % à penser que le Clapas l'est encore aujourd'hui (sur 247 réponses). l'Essentiel Montpellier est allée à la rencontre de l'ancienne maire de la ville (2004 - 2014) pour commenter ces chiffres.
D'où vient ce surnom de "surdouée" ?
« Il vient de Georges Frêche qui avait beaucoup d'ambitions pour la ville. Il s'est popularisé au fil du temps. Je le trouve très juste. Il reflète l’histoire et la richesse intellectuelle de Montpellier. La ville n’a jamais été industrielle, mais elle a toujours été un haut lieu du savoir. »
« Il ne faut pas oublier que nous avons fêté récemment les 800 ans de la Faculté de médecine, la plus ancienne encore en activité en Europe. Montpellier, c’est une ville universitaire où des jeunes venus de tous horizons apprennent à vivre ensemble, à respecter les différences. »
« C’est cette diversité et cette ouverture qui font sa force. Pour moi, la richesse de Montpellier, c’est avant tout son université, son patrimoine intellectuel et humain. »
Pour nos abonnés, elle ne le serait plus aujourd'hui...
« Je comprends que certains puissent avoir ce sentiment, mais je ne le partage pas. Montpellier continue d’attirer du monde et grandit année après année. Nous sommes quand même la 7e ville de France ! Ce n’est pas anodin. Cela signifie que les gens viennent ici pour la qualité de vie, le climat, l’offre culturelle... »
« Regardez l’Arbre Blanc de Sou Fujimoto, que j’ai initié en fin de mandat : il est devenu un symbole de l’architecture contemporaine, photographié par des touristes du monde entier. »
« Montpellier reste innovante, dynamique, à la pointe de la recherche médicale et elle conserve, j'insiste, une qualité de vie exceptionnelle. Peut-être que certains ne réalisent pas la chance qu’ils ont d’y vivre. »
Quel avenir pour Montpellier ?
« Je pense que la ville doit continuer à miser sur ses atouts : son université, son climat, son dynamisme économique. J’avais à cœur de faire de Montpellier une vitrine de l’architecture du XXIe siècle, mais aussi une capitale de l’énergie solaire. »
« Avec notre ensoleillement, cela reste une piste à explorer. Il faut aussi préserver notre environnement, car la qualité de vie passe par là. Enfin, il est essentiel de continuer à promouvoir le vivre-ensemble, dans le respect de l’autre et de notre cadre de vie. »
« C’est en pensant aux générations futures que nous pourrons préserver ce qui fait de Montpellier une ville toujours et encore "surdouée" à mon sens. »
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