Jeudi 20 novembre
Le quotidien en temps de guerre s'expose à Pierresvives
Rédigé par David Pagès
Le quotidien des Héraultais lors de la 2e Guerre mondiale se dévoile à Pierresvives (crédit : Département de l'Hérault).
À l’occasion du 80e anniversaire de la fin de la 2e Guerre mondiale, le Département accueille à partir d'aujourd'hui à Pierresvives une grande exposition : Vivre la guerre en Hérault 1939-1945.
Ce qu'il faut savoir
- Cette initiative portée par les Archives départementales de l’Hérault s’attache à faire revivre le quotidien des Héraultais durant les années noires. Loin des grandes batailles et des figures héroïques, l’exposition a choisi le prisme de l’intime, de la survie, de la peur et de la résilience.
- « Nous avons mis en lumière ce qui n’est que rarement évoqué dans la vie quotidienne des Héraultais entre 1939 et 1945 », explique Véronique Sassetti-Aguilera, commissaire de l’exposition et conservatrice du patrimoine en chef.
- Ce regard local, profondément humain, résonne avec les conflits contemporains et rappelle que la guerre, avant d’être une affaire de stratégie, est d’abord une épreuve pour les civils.
- Cette exposition, qui a reçu le label national 80e anniversaire des débarquements, de la Libération de la France et de la Victoire, est accessible gratuitement à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 9 mai 2026 aux heures d'ouverture de Pierresvives. Pour en savoir plus, cliquez ici.
La toile de fond
- Divisée en 4 grandes parties, l’exposition retrace le parcours des Héraultais de la défaite de 1940 à la Libération, en passant par l’Occupation, la Résistance et la reconstruction.
- On y découvre les pénuries, les rafles, la propagande, mais aussi les actes de courage et de solidarité. Les femmes y tiennent une place centrale, figures de l’ombre qui ont su, sans armes, maintenir la vie et préparer l’avenir.
- « Les Archives ont ce pouvoir extraordinaire d’aborder tous les aspects de la vie des hommes et femmes qui ont fait de l’Hérault pendant les années noires un département exceptionnel », souligne Véronique Sassetti-Aguilera.
- Grâce à des documents d’archives, objets prêtés par de grandes institutions, témoignages sonores et dispositifs sensoriels, le visiteur est plongé dans une époque où chaque jour était un combat pour la dignité.
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