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Jeudi 11 décembre

Jeudis de l’histoire : Un éclairage sur la Rencontre de Montoire

Rédigé par Christelle Zamora
Une conférence dans le cadre de "Vivre la guerre en Hérault (1939-1945)" (crédit : Archives départementales de l'Hérault).

Un éclairage est apporté ce soir à 18h30, à l'amphithéâtre de Pierresvives, par Hélène Chaubin, sur une rencontre clé de l’histoire en 1940, entre collaboration et résistance dans l’Hérault.

Un contexte politique

  • Les conférences des Jeudis de l’histoire s’inscrivent actuellement dans le cadre de l’exposition sur le 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, Vivre la guerre en Hérault (1939-1945).
  • L’historienne Hélène Chaubin reviendra ce soir à 18h (entrée libre et gratuite), sur un épisode clé de l’histoire française où résistance et résilience ont marqué la population héraultaise.
  • Rappelons que l'Entrevue de Montoire a opposé le maréchal Philippe Pétain, chef de l’État français installé à Vichy, et Adolf Hitler. Leur poignée de main symbolise l’entrée de la France de Vichy dans une politique de collaboration avec l’Allemagne nazie.
  • Pour autant, il s’agit d’un choix politique assumé par Pétain, qui croit que coopérer avec Hitler améliorera le sort des Français sous l’occupation allemande.
  • En réalité, Montoire transforma la France en un État satellite docile, et devint un instrument de domination allemande, poussant à la coopération économique, policière et militaire.

La situation locale

  • La répression contre les juifs, les résistants et les opposants s’en trouve accrue. Mais la résistance s’organise dans l’Hérault.
  • Spécialiste reconnue de la Résistance dans le Sud de la France, en particulier dans le Languedoc et l’Hérault, Hélène Chaubin reviendra sur cette période trouble et les réseaux résistants de l’Hérault.
  • Avant même l’organisation des maquis, notre département a vu apparaître des réseaux de mouvements de résistance (Libération-Sud, Franc-Tireur), mais aussi de renseignements comme Morhange, tandis que la résistance étudiante s’organise à la Faculté de médecine de Montpellier.
  • Dès 1941, le Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France (communiste) se développe dans le bassin minier et les zones rurales.
  • Puis les maquis comme ceux de Fontjun (Saint-Chinian), de l’Aigoual et de la Haute Vallée de l’Hérault regroupent des jeunes refusant le STO, d’anciens soldats et des militants politiques.
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