« La ligne 5, c'est une performance collective », confie le maire Michaël Delafosse
Avant l'inauguration de la ligne 5 de tramway ce samedi, l'Essentiel Montpellier est allé à la rencontre de Michaël Delafosse. Le maire de la ville et président de la Métropole revient sur les enjeux, les défis et les convictions qui ont porté cette réalisation.
Que représente cette nouvelle ligne tramway pour vous ?
« Bien plus qu’un projet d’infrastructure, cette ligne 5 est le fruit d’une mobilisation citoyenne, d’une attente forte des Montpelliérains. Quand je suis arrivé à la tête de la Métropole en 2020, on m’a dit que ce serait pour 2028. J’ai répondu : non, ce sera pour 2025. Et nous y sommes. »
« C’est une performance collective. Cette ligne, elle change la vie de 80 000 personnes, elle transforme des quartiers entiers comme Bagatelle, Clemenceau, le parvis de Paul-Valéry. »
« Elle incarne notre ambition : faire de Montpellier la ville avec le plus de rails par habitant en France, devant Strasbourg. Et elle s’inscrit dans notre engagement social et écologique avec la gratuité des transports. »
« C’est aussi une œuvre d’art urbaine, signée Bartélémy Toguo, qui prolonge cette tradition montpelliéraine où le tramway est un objet de beauté et d’identité. »
Que répondez-vous à ceux qui râlent après les bouchons ?
« Il faut être lucide : Montpellier a longtemps souffert d’un retard en matière de mobilité. Mais nous avons rattrapé ce retard. La ligne 5, le lancement du bus-tram, l’extension des pistes cyclables, tout cela a profondément changé la donne. »
« Il y a encore des bouchons, oui, comme dans toutes les grandes métropoles. Mais nous offrons des alternatives crédibles. La voiture reste nécessaire pour certains usages, et je le respecte. Mais notre objectif, c’est que seuls ceux qui ne peuvent pas faire autrement l’utilisent. »
« La cohabitation, c’est une question de respect : chacun dans sa voie ! C’est pourquoi nous avons interdit les trottinettes dans le centre, verbalisé les comportements dangereux et tracé des voies claires pour les vélos. Il faut de la pédagogie, de la fermeté et surtout une vision d’ensemble. »
En tant qu’homme, qu’est-ce que ce mandat vous a appris ?
« Il m’a transformé. J’ai été confronté à des épreuves très dures : des drames humains, des menaces, des tensions. Mais j’ai aussi vu la force de l’engagement collectif, la reconnaissance des habitants, la transformation de notre ville. »
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