L'Office de tourisme organise ce matin de 10h30 à 12h30, une visite guidée intitulée Antigone, un quartier d’ambitions.
De quoi s'agit-il ?
- Lors d'une promenade urbaine de 2 heures, entre colonnes antiques et perspectives monumentales, les visiteurs pourront se plonger au cœur d'une architecture unique dans le Montpelliérais.
- Quartier néoclassique de 36 ha reliant l’Écusson aux rives du Lez, on y retrouve des commerces, des écoles, une médiathèque, des bureaux ou encore des statues inspirées de l’antiquité grecque.
- Le prix de la visite est de 12 € (6 € pour les moins de 6 - 11 ans), réservation obligatoire ici. Rendez-vous 10 minutes avant le départ à l’arrêt de tram ligne 1 Antigone, sur la place Paul-Bec. Prévoyez des chaussures confortables.
État des lieux
- Ce quartier, où s’élevait autrefois le polygone de tir de la caserne Joffre, est né d’un projet audacieux lancé à la fin des années 1970. Il fut conçu par l’architecte catalan Ricardo Bofill à la demande du maire Georges Frêche.
- Il incarne une volonté de mixité sociale et fonctionnelle entre logements sociaux et privés, équipements publics, sculptures inspirées de l’Antiquité comme celle du Discobole.
- Chaque place, chaque arcade, chaque fontaine semble sortie d’un rêve gréco-romain, dans une mise en scène urbaine digne d’un décor de théâtre antique.
Pour aller plus loin
- Mais pourquoi ce nom d’Antigone ? Il s’agit d’un jeu de mots subtil, une opposition au centre commercial voisin, le Polygone, et à l’architecture fonctionnaliste des années 1970.
- Antigone, c’est aussi une référence directe à la tragédie grecque : fille d’Œdipe, héroïne de Sophocle, elle incarne la rébellion, la fidélité aux valeurs morales face à l’autorité. Un symbole fort pour un quartier qui voulait rompre avec le passé.
- En flânant entre la place Thèbes et celle du Millénaire, inspirée du Cirque Maximus, on comprend que ce quartier n’est pas seulement un lieu de vie, mais un manifeste architectural, une ode à la Méditerranée et à l’héritage antique.