Jeudi 22 janvier
Jeudis de l'histoire à Pierresvives : Ces voix de la Résistance
Rédigé par David Pagès
L'annonce du spectacle de Maurice Chevalier destiné aux prisonniers de guerre en Allemagne, vers 1942 (crédit : journal "Toute la France" / ADH 13W91).
Ce soir à 18h30, à Pierresvives, une conférence musicale et historique sur les chansons qui ont bercé l’Hérault sous l’Occupation sera au cœur des Jeudis de l'histoire.
De quoi parle-t-on ?
- Animée par Véronique Sassetti-Aguilera, conservatrice du patrimoine en chef aux Archives départementales de l’Hérault, cette rencontre intitulée Douce France : les années noires en chanson propose de plonger dans l’univers musical de la Seconde Guerre mondiale.
- « L’idée, c’est de présenter les chansons, la musique que les Héraultais écoutaient à cette époque-là, qu’ils allaient voir au spectacle ou alors qu’ils écoutaient à la TSF », explique-t-elle.
- À travers les voix de Maurice Chevalier, Édith Piaf, Tino Rossi ou encore Fernandel, c’est toute une époque qui ressurgit, entre légèreté apparente et lourdeur du contexte historique.
- Lors de cette conférence (entrée libre sur réservation), on évoquera aussi la place des artistes pendant l’Occupation. « Certains ont eu des difficultés à la Libération. Ils ont été jugés par le comité d’épuration. Mais avaient-ils le choix ? », s’interroge Véronique Sassetti-Aguilera.
Ce qui compte
- Cette soirée - qui s’inscrit dans le prolongement de l’exposition Vivre la guerre en Hérault, 1939-1945 - s’attardera sur les typologies de chansons : celles de la propagande, celles de la Résistance, mais aussi les chansons nostalgiques, les refrains du quotidien.
- « Il y aura bien sûr aussi les chansons de la Résistance avec le Chant des partisans », précise Véronique Sassetti-Aguilera.
- À Montpellier et dans l’Hérault, les airs populaires résonnaient dans les foyers : « Les gens écoutaient Les jours sans de Fernandel, L’accordéoniste d’Édith Piaf, Douce France évidemment de Charles Trenet ».
- Mais aussi des artistes aujourd’hui oubliés comme Léo Marjane. Et puis, il y avait les voix de Radio Londres, les messages codés, les chansons de Pierre Dac, écoutées religieusement autour de la TSF.
- « Ce sont des chansons qui mettent en avant le patrimoine immatériel, mais qui représentent aussi les difficultés quotidiennes avec les problèmes de pénurie, l’absence des hommes… »
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