Lundi 23 mars
"De Fil en aiguille", le festival de mode de Montpellier
Rédigé par David Pagès
Des costumes créés à partir de matériaux récupérés à découvrir lors d'un défilé-spectacle ce samedi (crédit : Costumotek).
La 16e édition du festival De fil en aiguille s’ouvre ce lundi à la Maison pour tous Mélina-Mercouri (quartier Port Marianne). 3 semaines pour découvrir des créations bien de chez nous.
Pour bien comprendre
- Il faut imaginer un lieu où la mode descend de son piédestal. Où elle se partage, se discute, se fabrique. À la Maison pour tous Mélina-Mercouri, cet événement s’inscrit dans cette idée simple : créer du lien.
- « C’est vraiment l’esprit des Maisons pour tous : faire du lien social avec une culture populaire », résume pour l'Essentiel Montpellier Jean-Louis Cathala, agent d’accueil et observateur privilégié à Mélina-Mercouri.
- Né à Montpellier, le rendez-vous a grandi. Il est devenu « certainement, la manifestation la plus importante » des MPT, dit-il. Ici, étudiants des écoles de mode, amateurs et créateurs confirmés se croisent, exposent, apprennent.
- Avec, en filigrane, une attention portée à une mode plus durable, loin de la fast fashion. Un événement, gratuit et ouvert à tous jusqu'au 12 avril, « qui valorise la création tout en répondant aux défis environnementaux ».
Que regarder
- Dès ce lundi, les expositions donnent le ton de ce festival de Fil en aiguille. Elles racontent une mode qui récupère, détourne, transforme. Sur l’esplanade Gabriel-Michel, les arbres se parent de laine dans un tricot urbain collectif.
- À l’intérieur, les regards se croisent : photographies des coulisses du festival, créations textiles à partir de matériaux récupérés, pièces uniques retravaillées à partir de jeans.
- « Ce qui est important, c’est de valoriser le désir des jeunes », insiste Jean-Louis Cathala. Montrer que derrière chaque couture, il y a une histoire, un geste, parfois une vocation. Le visiteur passe d’un univers à l’autre, sans protocole, librement. C’est peut-être là que le festival touche juste.
Les temps forts
- Le rythme s’accélère ensuite. Ce samedi, la soirée d’ouverture mêle vernissage et défilé-spectacle de la Costumotek, silhouettes poétiques conçues à partir de matériaux récupérés.
- Puis viennent les ateliers - couture, broderie, tissage -, les échanges, la gratiféria et le vide-dressing. Le 10 avril, place au défilé-concours : une vingtaine de créateurs, 3 minutes chacun pour convaincre.
- « Il y a un côté un peu brillant qui plaît aux gens », sourit Jean-Louis Cathala, évoquant ces soirées où « 150 à 200 personnes » se pressent. Le lendemain, le défilé final prolonge la fête. Retrouvez le programme complet ici.
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