Solène Champroy, cheffe du projet de la Superluette : « Il faut remettre du collectif dans l'assiette »
À Celleneuve, La Superluette, un lieu collectif dédié à l’alimentation, verra le jour ce samedi. Imaginé avec les habitants, il repense les façons de consommer. l'Essentiel Montpellier est allé à la rencontre de Solène Champroy, cheffe du projet, qui nous en dit plus sur cette Maison de l’alimentation solidaire (Mas).
Pourquoi un tel projet ?
« Tout part d’un constat. À Montpellier, 28 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté et la précarité alimentaire est en forte augmentation. Dans le cadre de sa politique alimentaire et du projet de la Cité de l’alimentation, la mairie invente de nouvelles formes de solidarités alimentaires. »
« 4 associations y participent : l’Esperluette, Vrac & Cocina, LaBoca et la Caisse alimentaire commune, assurent la cogestion aux côtés de la Ville. Un collectif réunissant associations, chercheurs et institutions a émergé. »
« Les Maisons de l’alimentation solidaire (Mas) qui en sont nées représentent un outil innovant dans le cadre du projet TerrAsol. »
Quel est le concept de la Superluette ?
« Ni simple épicerie, ni cantine ordinaire, elle joue sur plusieurs tableaux. On y cuisine, on y échange, on y débat. L’alimentation devient un terrain commun. »
« Entre ateliers, café, repas partagés, culture de plantes : le lieu multiplie les formats accessibles. Les habitants participent pleinement. »
« Ici, on ne reçoit pas, on construit. C’est une manière de remettre du collectif dans l’assiette et du lien dans le quotidien. L’idée est de faire de l’alimentation, un levier social. »
Que va-t-il se passer désormais ?
« L’ouverture complète des activités au public est fixé au lundi 13 avril. Ceux qui veulent se joindre à la journée festive de ce samedi peuvent y participer. Chacun peut apporter sa pierre à l’édifice lors de cette inauguration : préparation de repas, décors, animations... »
« Dès 11h : accueil, expo et espace calme ouvrent les portes. À midi, place à un casse-croûte partagé dans la rue Antonin-Chauliac, entre pique-nique improvisé et surprises artistiques. »
« À 14h, une déambulation festive défend le droit à l’alimentation, avant un ciné-débat à 14h30. C’est une journée pensée comme un grand banquet populaire, entre échanges, culture et solidarité. »
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