Lundi 11 mai
L’Office de tourisme raconte les Beaux-Arts
Rédigé par Christelle Zamora
Ancien couvent des Récollets, sa chapelle devrait être rénové d’ici 2030 (crédit : Christelle Zamora).
Visite guidée aujourd'hui à 15h, à travers l’un des quartiers les plus prisés du Tout-Montpellier, au passé étonnant. Cette nouvelle balade invite à découvrir ses coulisses, ses anecdotes et son histoire méconnue.
Aux portes de la ville
- « Pour la jeune génération, le quartier des Beaux-Arts, c’est une place entourée de cafés, un festival des Fanfares, une école d’art réputée et une ambiance bon enfant », confie le guide-conférencier Bruno Martinez à l’Essentiel Montpellier. Et pourtant, son histoire ne manque pas de piquant.
- « Depuis le Corum, il faut partir du jardin archéologique où ont été élevés, d’une part, une reconstitution de l’ancienne porte du Pila Saint-Gély, utilisée par les pèlerins de Compostelle, et, d’autre part, des vestiges de la chapelle du Saint-Esprit, du nom de la confrérie et de l’hôpital, fondés par Guy de Montpellier au XIIe siècle. »
- En face sur le mur, une fresque dévoile Le Carnaval des animaux de Betka Siruckova (2010) qui dialogue déjà avec l’histoire du quartier des Beaux-Arts, jadis marqué par les abattoirs et les défilés carnavalesques.
- Pour s'inscrire à cette nouvelle visite guidée Les Beaux-Arts, la renaissance d'un quartier proposée par l'Office de tourisme (6 et 12 €), cliquez ici.
Un peu d'histoire
- Direction quai du Verdanson, actuel lieu de street art : « Les peaux y étaient recyclées après abattage des bestiaux. Cette activité malodorante n’est pourtant pas à l’origine du terme Merdanson, attribué au quai des tanneurs », explique Bruno Martinez.
- Impasse des Tanneurs : une maison typique, dont le toit-terrasse permettait le séchage des peaux au soleil, évoque une époque où la tannerie employait jusqu’à 6 000 personnes.
- De l’ancien couvent des Récollets, il ne reste que la chapelle, qui sera restaurée à l’horizon 2030. La Gestapo a aussi marqué le quartier, dans ce triangle de l’horreur. Camille Ernst, Suzanne Bahut ou l’abbé Charles Prévost y ont vécu en résistants.
- « Le prêtre catholique est connu pour avoir fait édifier l’église Saint-François-de-la-Pierre-Rouge. Il a caché des enfants juifs, aidant Sabine Zlatin et son œuvre, la Maison d’Izieu. »
- De retour place des Beaux-Arts, vous est contée la vie ouvrière des abattoirs, de 1851 à 1985. Après les garçons bouchers, tripières et chevillards, vient le temps des artistes et de l’École des Beaux-Arts.
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