Handball : Diego Simonet, « ce qui compte le plus, c’est l’amour que j’ai reçu »
Il est arrivé à Montpellier en 2013. 13 ans plus tard, Diego Simonet quitte les parquets en légende du MHB et citoyen d'honneur de la ville. Derrière les titres, les exploits et les ovations des supporters montpelliérains, El Chino laisse l'image d'un joueur talentueux, généreux et profondément attaché à son territoire d'adoption. l'Essentiel Montpellier est allé à sa rencontre quelques jours après le dernier match de sa carrière face à l'Usam Nîmes...
Que retenez-vous le plus : les trophées ou les liens créés ?
« Je suis fier de ne jamais avoir abandonné. Dans ma carrière, il y a eu des moments difficiles. Quand je suis parti à 18 ans, tout n’a pas été simple, j’ai parfois pensé arrêter. Mais j’ai continué. Et au final, j’ai eu la chance de finir comme je le voulais, avec les personnes que j’aimais autour de moi. »
« Ce que j’ai vécu à Montpellier dépasse les titres. Je n’aurais jamais imaginé recevoir autant d’amour, ni voir une ville entière se mobiliser comme elle l’a fait pour mon dernier match. »
« Être reconnu par Montpellier, alors que je suis arrivé comme un étranger, c’est quelque chose d’exceptionnel. Pour moi, c’est plus fort qu’une récompense sportive. »
Qu’est-ce qui fait du MHB une place à part dans le monde du handball ?
« Montpellier Handball est un club à part parce qu’il réussit à rester au plus haut niveau depuis des années. J’ai vu beaucoup de clubs disparaître à cause de crises financières ou de difficultés. Ici, il y a une vraie stabilité, un soutien des partenaires, des institutions et surtout un public fidèle. »
« Je pense aussi que son histoire vient des personnes qui ont construit le club. Patrice Canayer a énormément compté pour moi. C’est lui qui m’a fait venir, qui m’a poussé, qui m’a sorti de ma zone de confort et qui m’a donné beaucoup de responsabilités. »
« J’ai eu des moments difficiles avec lui, mais humainement nous avons construit une très belle relation. Érick Mathé aussi a été très important. Il m’a donné de la confiance, il a compris que j’étais un joueur créatif, que je devais prendre du plaisir tout en restant dans le cadre. Il a su trouver cet équilibre. »
« Quand je suis arrivé, certains matchs n’étaient pas toujours pleins. Aujourd’hui, la salle est remplie, même quand l’équipe ne gagne pas tous les titres comme avant. Les gens viennent parce qu’on leur donne du spectacle et de l’émotion. C’est ça qui fait la différence. »
À quel moment avez-vous senti que vous étiez devenu un vrai Montpelliérain ?
« Je crois que c’est arrivé petit à petit. Avec ma femme, on a choisi Montpellier. On vient du même endroit en Argentine, on aurait pu repartir ailleurs, mais on a décidé de construire notre vie ici. »
« Cette distinction de citoyen d’honneur me touche énormément parce qu’elle représente l’endroit où nous avons grandi, où nos enfants évoluent et où nous avons trouvé notre équilibre. »
« Beaucoup de sportifs repartent après leur carrière. Nous, on a envie de continuer à faire partie de cette ville... »
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