Jeudi 26 juin
Montpellier, d'où vient ton nom ?
Rédigé par David Pagès
L'étymologie du nom de Montpellier est très discutée (crédit : Adobe Stock).
Entre légende, traditions orales et analyses linguistiques, notre ville conserve une part de mystère, reflet de son riche passé et de son identité plurielle.
La légende
- Montpellier fascine autant par son histoire que par son nom mystérieux. Bien avant sa fondation en 985, une légende médiévale raconte que le comte Aigulf, guidé par une vision prophétique dans un bois, aurait fondé la ville à l’endroit même de son apparition.
- Une jeune fille à 2 têtes, fusionnant en une beauté rayonnante, aurait prédit l’avenir de cette cité.
- Si cette version poétique a nourri l’imaginaire collectif, elle n’en reste pas moins invérifiable.
- Elle a toutefois ouvert la voie à de nombreuses hypothèses linguistiques et historiques sur l’origine du nom de Montpellier.
Les hypothèses
- Plusieurs étymologies ont été avancées au fil des siècles. L’une des plus anciennes est celle de Mons Pessulus (la colline fermée par un verrou), en référence aux palissades qui protégeaient les pâturages des habitants de Substantion (dont les vestiges se trouvent à Castelnau-le-Lez).
- Une autre, plus flatteuse, évoque Mons Puellarum (le mont des jeunes filles), en hommage à la beauté légendaire des femmes montpelliéraines ou aux sœurs de Saint-Fulcran, bienfaitrices du territoire.
- D’autres encore parlent de Mons Pestellarius (mont du pastel) ou Mons Pistillarius (mont des épices), soulignant le rôle commercial de la ville dans le négoce oriental.
- Enfin, Mons Petrosus (montagne de pierre), semble la plus plausible, notamment en lien avec le surnom occitan de Montpellier, le Clapas, signifiant tas de pierres.
Supplément
- Les formes anciennes du nom, telles que Montpestlier, Monpesler ou Monpeylier, témoignent d’une évolution phonétique régulière depuis le latin jusqu’au français moderne.
- Les linguistes s’accordent à dire que le nom dérive probablement d’un composé latin associant monte (colline) à un adjectif en -arius, comme pestellarius (lié au verrou ou au pastel).
- Cette construction toponymique, fréquente dans la région, renforce l’idée d’un nom lié à une caractéristique géographique ou économique.
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