La signature géométrique de l'artiste et galeriste Léo Cilas
Artiste et désormais galeriste, le Montpelliérain trace un parcours artistique singulier en construisant une œuvre à son image : en mouvement, multiple et résolument ancrée dans son époque.
Bio express
Né à Montpellier en 1991, l’art s’est très tôt invité dans la vie du jeune Léo.
Le déclic ? « Initié par mon frère et ses amis, je commence à peindre des murs à l’âge de 12 ans. Puis au lycée, je découvre les formes géométriques presque par hasard, en recouvrant un tableau raté avec du scotch. C’est devenu ma signature », sourit-il.
Après un bac S et une année en Angleterre, Léo Cilas valide un BTS Études et Économie de la Construction. « Le bâtiment offrait des débouchés et l’indépendance financière que je cherchais. Mais depuis l’enfance, ma vraie passion, c’est l’art », poursuit-il.
« Pendant près de 10 ans, je mène une double vie : économiste le jour, artiste le soir et le week-end », ajoute-t-il.
En 2017, il intègre les Ateliers Ernest Michel avec l’association LineUp : « Je réduis alors progressivement mon temps salarié pour consacrer toujours plus d’énergie à l’art. Fin 2021, je choisis d’en faire mon métier ».
Son art
Issu du graffiti, Léo Cilas (alias ASTO) s’oriente vers le graffuturism, un mouvement où la géométrie domine, sublimée par les couleurs et les volumes.
« Je cherche à créer des compositions équilibrées qui troublent la perception : ce qui est en avant semble parfois passer derrière », explique-t- il.
Sa curiosité le pousse à explorer des supports atypiques : toiles, bois, métal, murs, tonneaux et scies : « Chaque support m’impose d’inventer de nouvelles techniques ».
Fasciné par les anamorphoses, il multiplie les expérimentations. En 2018, il réalise une fresque monumentale dans les couloirs de la résidence Ambroise-Croizat de Villejuif, un projet collectif distingué par le ministère de la Culture.
Son actualité
2025 marque un tournant : en parallèle de sa carrière artistique, Léo devient galeriste. Il ouvre sa galerie au sein du nouveau tiers lieu culturel montpelliérain Restanque, là où il est aussi artiste résident dans un atelier.
« Mon ambition est de soutenir des artistes émergents, surtout locaux, et de créer des passerelles avec d’autres scènes. C’est un défi à la fois artistique, organisationnel et humain », confie-t-il.
Avec déjà 2 expositions à son actif, une 3e The world is yours sera inaugurée ce jeudi à la Galerie Cilas, consacrée à l’artiste Zeklo. « Il s’agit de la 1re exposition personnelle proposée à la galerie », indique le Montpelliérain.
Sans oublier sa participation au salon Solid'art Montpellier, du 19 au 21 septembre au Zénith Sud.
Nos lecteurs ont aussi lu :
Lire la dernière édition de l'Essentiel Montpellier