Un 1er rôle de légende pour le Montpelliérain Aubry Dullin
L’acteur montpelliérain incarne la figure de Jean-Paul Belmondo dans Nouvelle Vague, sortie en salle le 8 octobre. l’Essentiel Montpellier est allé à sa rencontre.
Bio express
Né à Rennes il y a 27 ans, Aubry Dullin grandit à Montpellier, où il s’installe dès l’âge de 2 ans. C’est là, dans la douceur du Sud, qu’il découvre très tôt sa passion pour la scène : « Je prends mes 1ers cours de théâtre à 6 ans », confie-t-il.
Après une classe préparatoire littéraire à Béziers, il intègre Sciences Po Aix, poursuivant un parcours académique exigeant. Mais le théâtre reste son fil rouge. À Paris, où il termine ses études, il suit des cours du soir pour continuer à nourrir sa passion.
En parallèle, il travaille en freelance pour une agence de communication et passe des castings, multipliant les expériences dans des courts-métrages et sur les planches.
Son ancrage
Cette année, Aubry Dullin choisit de revenir poser ses valises à Montpellier, sa ville de cœur. « Parce que Montpellier, c’est mon enfance et la tranquillité d’âme, explique-t-il. Et le soleil aussi, parce qu’à Paris, c’est gris. »
Il savoure le retour à une vie plus apaisée, entre mer et montagne. Il habite aujourd'hui Saint-Geniès-des-Mourgues et travaille dans un escape game à Lattes, tout en poursuivant ses activités dans la communication.
Lorsqu’il ne joue pas, il profite des plages de Carnon et du Petit Travers, ou s’évade sur les sentiers du Ravin des Arcs. Son lieu fétiche ? « J’adore me poser à la Halle Tropisme : il s’y passe toujours quelque chose. »
Une légende
En 2023, Aubry Dullin passe un casting sans trop y croire. « J’ai mis longtemps à avoir la réponse. Limite je ne m’en souvenais plus », raconte-t-il en riant.
Et pourtant, cette réponse finit par tomber : il est choisi pour incarner Jean-Paul Belmondo jeune dans Nouvelle Vague de Richard Linklater. Un rôle vertigineux pour un 1er film, qui le mène jusqu’au tapis rouge du Festival de Cannes en mai dernier.
Le défi est immense : camper Bébel, monstre sacré du cinéma français et pourtant... « Je n’avais vu aucun de ses films avant ce rôle », avoue-t-il dans un sourire désarmant.
Mais Aubry Dullin garde la tête froide : « Je n’aspire pas à être le nouveau Bébel. J’aimerais écrire pour des séries ou des longs-métrages, et qu’ils soient financés par la Région. »
Une ambition ancrée dans son territoire, fidèle à ses racines. Et de conclure, en toute simplicité : « Je me laisse porter, au jour le jour.
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