Le Montpelliérain Alexandre Teissier, portrait d'un bâtisseur de lieux de vie
Il appartient à cette génération d’entrepreneurs montpelliérains dont les parcours ne s’écrivent jamais en ligne droite. Rencontre avec celui dont le nom résonne avec la réussite du Marché du Lez.
Sa jeunesse
Né à Montpellier, Alexandre Teissier grandit dans l’univers du sport. Le basket occupe longtemps le 1er rôle : il évolue en N1B, passe par l’équipe de France 2 jusqu’en cadet. Après un BTS en action commerciale à l’Esicad, il intègre Montpellier Business School pour une thèse en achats.
« J'envisageais alors de travailler comme acheteur ou contrôleur de gestion chez Dell ». Mais son père, Aimé Teissier, propriétaire d’établissements de nuit et de tourisme, lui propose de reprendre le Snooker Paladium, futur Souleil Galerie.
Suivent la Villa Rouge, l’Ysis, puis le Souleil Plage (aujourd’hui Carré Mer). La naissance de ses enfants marque un tournant. À 27 ans, il se tourne vers l’immobilier et ouvre sa 1re agence place Carnot, avant d’en développer plusieurs autres.
Son succès
Curieux et voyageur, Alexandre Teissier découvre des tiers-lieux mêlant food, création et commerces. Des espaces chaleureux comme des « petits villages ». L’idée du Marché du Lez germe. « On m’a pris pour un fou », sourit-il. Les banques hésitent, mais il persiste.
Il rachète les terrains au bord du Lez, structure le projet… et ouvre le Marché du Lez en 2016. 2 ans plus tard, les Halles du Lez voient le jour. Le succès est immédiat.
« C’est le 1er food court de France qui réunit alors 52 types de restauration sur un même site », souligne-t-il. Le concept remporte un concours national d’innovation en restauration.
Ses projets
À 52 ans aujourd'hui, Alexandre Teissier dirige Gaïa Promotion et la foncière Hibrid (avec Promeo). Il défend une vision : redonner un rôle social à l’immobilier et créer des centres de vie.
Bâtisseur engagé, il façonne des lieux de rencontre. Il prépare plusieurs projets majeurs : Halle Nova (ouverture 2026) à Montpellier, la Cité de la gastronomie Paris-Rungis (2029) et des lieux hybrides à Lyon, Dijon, et ailleurs.
Derrière l’entrepreneur, un homme attaché à sa terre d’Aubrac, passionné d’art et de photographie. Il sillonne la région pour voir des expositions, rencontrer des artistes. Le Marché du Lez abrite d’ailleurs 45 œuvres d’art.
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