Thierry Gaxieu, du béton aux barriques
Dans la rue du Faubourg du Courreau, le Chai du Clapas compte 4 cuves inox où sont vinifiées 3 cuvées que vous avez peut-être déjà goûtées. Cet ancien ingénieur élabore un rouge, un blanc et un rosé dans ce chai montpelliérain où se trouve aussi son bar à vin.
Une reconversion
Montpelliérain de cœur, Thierry Gaxieu est né à Narbonne dans l’Aude. En 2020, il vend son bureau d’études spécialisé dans les travaux publics. Bien que citadin dans l’âme, il a grandi dans une famille paysanne.
L'ingénieur a toujours été attiré par les travaux des champs, souhaitant partager sa vie entre la ville et la campagne. Thierry Gaxieu se passionne ensuite pour l’œnologie, décroche un BTS viticulture-oenologie et déniche ensuite 2,5 ha de vignes autour d’un mazet au Pouget, à 40 km de Montpellier.
Il cultive aujourd’hui 4 ha de vignes de syrah, de merlot, de terret blanc et de rolle. « Je viens de replanter 1 ha de grenache blanc car je vends 2 fois plus de blanc que de rouge, et 2 fois plus de rouge que de rosé », précise-t-il.
Du vin de France
« En écoutant l’émission de François-Régis Gaudry sur France Inter, j’ai découvert le projet de Géraldine Dubois et de son chai urbain La Têtue, au cœur de Lyon. Je suis allé la rencontrer, puis j’ai cherché un lieu où installer mes cuves », confie le Montpelliérain.
En 2024, il ouvre le Chai du Clapas, rue du Faubourg du Courreau, devenant ainsi le 1er chai urbain de Montpellier doté d’un bar à vin.
« Cette année, je vais sortir mon 2e millésime. J’élabore ici des vins dans les 3 couleurs, 2 300 litres de rouge, 800 litres de blanc et 500 litres de rosé en Vin de France », sourit Thierry Gaxieu.
Et après ?
La production du mas d’Embouys de Thierry Gaxieu est en conversion vers l’agriculture biologique et devrait être certifiée d’ici 1 an.
Tout au long de l’année, il propose au Chai du Clapas ses vins ainsi que des planches de fromages, de charcuterie et des tartines de tapenade, en soirée, les jeudis, vendredis et samedis.
Le vigneron commercialise ses vins en bouteilles et en fûts, une partie de la production est encore vendue à la tireuse, en vrac pour 10 € le litre.
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