Des mots aux bulles, le feu sacré du scénariste Olivier Dobremel
Alors qu'Alastor de Sombregarde, sa dernière bande-dessinée de dark fantasy, vient de sortir, l'Essentiel Montpellier est allé à la rencontre du scénariste-enseignant à l’Université Paul-Valéry.
Bio express
Né en 1972 à Sète, Olivier Dobremel dit Dobbs a toujours vécu à Montpellier et sa région. Après un doctorat en sciences sociales, il se spécialise en socio-anthropologie à l’Université Paul-Valéry.
« J’ai commencé par écrire des articles universitaires sur le jeu vidéo, avant de me tourner vers la BD avec mes 1ers travaux pour le Journal de Mickey et le dessinateur Philippe Fenech », explique le scénariste.
Son 1er album, Welcome to Paradise, paraît en 2009 chez Carabas. Il enchaîne aux Éditions Soleil avec des mini-séries comme Mister Hyde contre Frankenstein dessinées par Antonio Marinetti, puis confirme sa vocation chez Glénat, Fayard ou Hachette.
En 2017, il adapte les romans de H. G. Wells et participe à la collection Ils ont fait l’Histoire. Suivent les adaptations des Enquêtes de Nicolas Le Floch de Jean-François Parot, de La Bête Humaine de Zola avec Germano Giorgiani, ainsi que des docu-BD sur Montpellier aux Éditions Petit à Petit.
Et après ?
« Je travaille sur un podcast historique consacré à l’épopée du Radeau de la Méduse. Ma dernière BD, Alastor de Sombregarde (Éditions Oxymore), est parue fin janvier, annonce Olivier Dobremel. C’est une fantasy picaresque, une sorte de Don Quichotte gothique. Le tome 2 sortira en octobre avec Aurélien Morinière. »
Son inspiration lui vient des rêves, de la musique et de la lecture : « Plus largement, de l’attention portée aux détails du réel. Une anecdote, une image, une sensation peuvent devenir le point de départ d’un récit. J’ai toujours un carnet à portée de main pour ne rien laisser filer. »
Une passion qui lui est venue très jeune : « Dès le collège, j’ai ressenti le besoin de raconter des histoires sur cassette audio, en manuscrit ou à la machine à écrire. Le jeu de rôle m’a permis d’explorer les genres narratifs », se souvient-il.
Mais aussi
« Passionné de cinéma, j’ai roulé ma bosse dans un vidéo-club puis dans une salle, avant d’enseigner l’histoire du 7e art », confie Dobbs.
Touche à tout, cet enseignant-scénariste a étendu ses collaborations au secteur du jeu vidéo, de la pub ou de l’animation.
Il est encore l’auteur de Méchants : les grandes figures du mal au cinéma et dans la pop culture, une bible illustrée par 50 artistes de la BD, du jeu vidéo et du cinéma.
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