Lou-Anna Reix, la force d’un univers engagé
La scénariste-réalisatrice montpelliéraine présente ce soir à 19h, au Cinéma Nestor-Burma, l’avant-première du court-métrage Sous le diamant la crasse. Avec son cinéma engagé et son goût pour l’écriture littéraire, la jeune artiste affirme un univers singulier dans le paysage culturel montpelliérain.
Bio express
Toulousaine d’origine, Lou-Anna Reix a suivi à Montpellier un double cursus de lettres modernes et de cinéma à l’Université Paul-Valéry. Scénariste et réalisatrice depuis 5 ans, cette Montpelliéraine d’adoption a déjà réalisé une quinzaine de courts-métrages en autoproduction.
« Je réalise 2 à 3 courts-métrages par an et je maîtrise toute la chaîne de production, expose-t-elle. Sous le diamant la crasse est mon 1er court-métrage coproduit avec Hinano Films. »
« Depuis quelques années déjà, je développe aussi mon 1er long-métrage, Les Soeurs Zemganno, à la croisée de l’univers circassien et du drame familial », poursuit la jeune femme.
En parallèle, la scénariste-réalisatrice de 28 ans explore l’écriture littéraire avec Cyrielle Brume, 1er tome d’une série romanesque, paru en janvier aux Éditions Hall n°12 basées à Fabrègues.
Un univers métaphorique
Lou-Anna Reix se réjouit de la projection, ce soir à 19h, de son court-métrage au Cinéma Nestor Burma. « Avec ce court, on entre dans l’univers de la pole dance. Rosa va vivre une journée particulière. Tout bascule lorsqu’elle croise un homme qui va déclencher un souvenir traumatique », explique-t-elle.
À travers ce travail, elle investit un cinéma engagé, féministe, en lutte avec la société patriarcale. « Mon univers flirte avec le fantastique, l’onirisme, j’utilise beaucoup la métaphore visuelle », confie-t-elle.
« Dans mon 1er roman, le travail d’écriture est différent : j’ai utilisé la 1re personne et la fantaisie politique pour la jeunesse. Mes héroïnes sont presque toujours des femmes, je suis aussi profondément touchée par l’injustice », ajoute-t-elle.
Le contexte
Sous le diamant la crasse a été tourné dans différents lieux emblématiques de Montpellier, tels l’Agora de la danse, le Théâtre de la Plume ou l’Opéra Comédie.
« La Métropole soutient les jeunes réalisateurs émergents. Grâce à une aide de 25 000 € et à un apport associatif, j’ai payé les acteurs et financé les costumes, le maquillage et les effets spéciaux », souligne Anna-Lou Reix.
Ce court-métrage a été soutenu par le Fonds d'Aide à la Création ICC et accompagné par le Bureau d'accueil des Tournages de Montpellier Méditerranée Métropole.
Par ailleurs, la Montpelliéraine a invité ce soir 2 réalisatrices à présenter leurs courts-métrages : Alexe Liebert et Louise Bongartz. Cette dernière a reçu le Magritte du meilleur court-métrage d'animation 2025.
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