Le portrait : Cathy Galière, des patins aux romans noirs
Ex-athlète de haut niveau dans le patinage artistique, la Montpelliéraine a été vice-championne du monde en roller artistique inline. Aujourd'hui coach sportive, elle mène également une carrière d'écrivaine.
Bio express
Originaire de Millau, Cathy Galière s’est tournée très jeune vers le patinage artistique. « Dès l’âge de 8 ans, à l’école Sainte-Odile à Montpellier, j’ai bénéficié d’horaires aménagés pour pratiquer ce sport », se souvient-elle.
« Je patinais déjà 3 fois par semaine depuis mes 5 ans et très vite ma professeure tchèque m’a repérée au club. Je ne pensais qu’à patiner, je m’entraînais 5 heures d’affilée », poursuit Cathy Galière.
« Les 1res dates de cette vie de patineuse sur glace se situent dans les années 1980, lorsque je suis arrivée 5e au championnat de France catégorie Espoir. Avant cela, j’ai remporté 2 fois le titre de vice-championne de France junior catégorie Élite (en duo). »
Une période où la compétition faisait partie de son quotidien : « C’était l’époque des Anne-Sophie de Kristoffy, Philippe Candeloro et plus tard Surya Bonaly. Je connaissais toutes les patinoires ; je patinais de Paris à Bordeaux, jusque dans les Alpes au rythme de 5 à 6 compétitions par an, en solo et en couple ».
Fin de partie à 16 ans puis, 10 ans plus tard, c’est la reprise avec le Russe Andreï Berezintsev qui sera son partenaire dans des spectacles d’inline figure skating (patinage artistique sur roller). Ensemble, ils partent en tournée en France et en Europe.
L'autre côté
L’autre partie de sa vie, cette Lattoise de 56 ans l’a consacrée à la transmission. Après des études dans le social puis dans le tourisme, Cathy Galière choisit l’enseignement.
La championne endosse alors le rôle de coach sportive de roller artistique en ligne (Inline Skating), un sport méconnu qui réunit une soixantaine de licenciés à Montpellier. Dans la foulée, elle cofonde la WIFSA (World inline figure skating association).
Quand elle déchausse ses rollers, la Montpelliéraine laisse l’inspiration la guider. « J’ai toujours aimé explorer l’âme humaine », confie-t-elle. L’écriture s’est imposée à elle à travers les spectacles dont elle crée les chorégraphies chaque année et pour lesquels elle imagine de petites histoires.
Son style, très imagé et presque cinématographique, s’inspire de faits divers, de la vie d’un proche ou encore d’un témoignage. Puis son imagination fait le reste et plante le décor.
Après Le Bal des morts, Le Mystère d’Armance et Le Tueur de la Presqu’île, Engrenage infernal, finaliste du prix AEB, a été sélectionné pour le Prix des lecteurs du Grand Pic Saint-Loup.
Le Pic Saint-Loup inspire d’ailleurs son nouveau conte, Lucie, gardienne de la croix sacrée, illustré par son père Bruno et publié aux éditions ExÆquo. Son dernier roman La Disparue du lac Boréal vient enrichir une bibliographie déjà bien fournie.
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