Habib Dechraoui : « Arabesques, c'est la rencontre des arts du monde arabe »
Alors que le programme de la 20e édition du festival (du 9 au 21 septembre) vient d'être présenté, l'Essentiel Montpellier est allé à la rencontre de son directeur, et par ailleurs celui de l'association UNi'SONS, le Montpelliérain Habib Dechraoui.
Comment est né le festival Arabesques ?
« Il est lié à mon passé de musicien de rap dans le groupe Boss Phobie. En 1999, j'ai effectué une longue tournée au Proche et au Moyen-Orient, en Égypte, au Liban, en Jordanie, j'ai été frappé par les singularités culturelles des pays arabes et du Maghreb. »
« En 2000, UNi’SONS a été créé afin d’échanger autour du hip-hop. Je cherchais à rassembler les cultures du monde arabe, en prônant la diversité et le , en mêlant le conte, la musique, la calligraphie, le débat, la poésie. »
« La 1re édition du festival a été initiée au Théâtre Jean-Vilar avant d’investir le Domaine d’O en 2006. Depuis l’arrivée de Valérie Chevalier, Arabesques est entré à l’Opéra Comédie, puis à La Halle tropisme. »
Quels ont été les grands moments ?
« Arabesques a vraiment trouvé sa place à Montpellier à compter de 2011. Pour cette édition, toutes les cultures étaient réunies avec des cavaliers marocains, andalous, camarguais autour de la fantasia marocaine sur la promenade du Peyrou. »
« Le festival est passé d’un week-end à 4 jours ; il dure actuellement 13 jours. C’est alors qu’il a trouvé son format et basculé en septembre. »
« Un des moments les plus bouleversants a aussi été la commémoration de la mort de la chanteuse égyptienne Oum Kalthoum en 2015, puis en 2017 la venue du chanteur algérien Idir (1945-2020) qui a beaucoup marqué le public. »
Quels temps forts pour l’édition 2025 ?
« Il ne faut pas rater pour ce 20e anniversaire le grand concert-création en hommage à Rachid Taha (1958-2018). C’est un personnage qui a beaucoup compté pour moi, il réunit le rock et la musique arabe moderne. »
« Il faut venir écouter la plus grande diva marocaine Najat Aâtabou, cette figure de la musique chaâbi est une guerrière, surnommée la Lionne de l’Atlas. Sans oublier Karima Skalli et son hommage à Oum Kalthoum. »
« Autre temps fort, Dhafer Youssef viendra présenter son album en avant-première le 19 septembre, 15 jours avant son lancement. »
« Sans oublier l’humour, présent depuis le début, ainsi que les rencontres littéraires, car Arabesques reste plus que jamais voué à celles des arts du monde arabe. »
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