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Mercredi 10 septembre

Prévention du suicide : Le CHU passe à l'action

Rédigé par David Pagès
"Il faut oser dire à l'autre que l'on s'inquiète pour lui" (crédit : Adobe Stock).

À l’occasion de la Journée internationale, un stand d'information s'installe aujourd'hui de 9h à 16h, dans le hall de l'hôpital.

Ce qui se passe

  • Le CHU de Montpellier se mobilise pour l'opération Septembre jaune tous les mercredis de ce mois, sur ses différents sites, afin de sensibiliser le grand public car « la France reste fortement touchée par le suicide », indique-t-il.
  • Aujourd'hui, pour cette journée symbolique, les professionnels de santé du CHU donnent rendez-vous dans le halle de l'hôpital Lapeyronie de 9h à 16h. Le 17 septembre, ils seront à Arnaud-de-Villeneuve et le 24 à Gui-de-Chauliac.

Pourquoi c'est important

  • Le sujet reste encore tabou et beaucoup n’osent pas parler de leur souffrance ni demander de l’aide. Chaque année en France sont recensées environ 200 000 tentatives de suicide pour 9 200 décès.
  • « C'est 3 fois plus qu'un décès suite à un accident de la route, confie le Docteur Lucile Villain au CHU. Cela représente 13,3 personnes pour 100 000 sur tout le territoire ; les proportions sont identiques en Occitanie. »
  • « Le 3/4 de ces décès par suicide concernent des hommes, en 1er lieu les plus de 80 ans, ajoute Lucile Villain. Chez les jeunes, le chiffre tombe à 2,7 des moins de 25 ans pour 100 000 jeunes du même âge. Un chiffre constant depuis quelques années. »
  • « Les hommes sont plus touchés parce qu'ils demandent moins de l'aide que les femmes, parce qu'ils verbalisent peu les émotions et parce qu'ils ont plus de comportements de prises de toxique qui augmentent l'impulsivité. »

Ce qui compte

  • Pour aider à prévenir le suicide, « il faut oser dire à l’autre que l’on s’inquiète pour lui, ouvrir le dialogue car parler c'est agir », explique Lucile Villain par ailleurs coordinatrice locale du numéro national d’appel pour les personnes en détresse psychique, le 3114.
  • Ce service assuré par des professionnels de soins spécifiquement formés permet une prise en charge sanitaire des personnes ayant des pensées suicidaires, « depuis les 1res idées de mort jusqu’à la crise suicidaire, 24h/24 et 7j/7 sur l’ensemble du territoire ».
  • Le 3114 permet également d’apporter une réponse aux personnes qui s’inquiètent pour un proche, sont endeuillées par un suicide ou encore aux professionnels de santé désirant en savoir plus.
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