Mardi 7 octobre
Montpellier devient cette semaine le centre national de la lutte contre l'épilepsie
Rédigé par David Pagès
L'IRM cérébrale est essentielle pour rechercher les causes des crises d'épilepsie (crédit : Adobe Stock).
La 27e édition des Journées françaises de l'épilepsie (JFE) s'ouvre aujourd'hui au Corum pour 4 jours d'échanges autour de cette maladie chronique.
Ce qu'il faut savoir
- Montpellier devient cette semaine le centre national de la lutte contre l’épilepsie en accueillant, pour la 3e fois, les JFE, organisées par la Ligue française contre l’Épilepsie avec le CHU de Montpellier.
- 10 ans après la dernière édition montpelliéraine, cet événement réunit jusqu'à ce vendredi, au Corum, médecins, chercheurs, patients et familles autour des dernières avancées médicales.
- Les participants échangeront sur les meilleures pratiques de soins. Le programme aborde des sujets essentiels comme la grossesse chez les femmes épileptiques, les risques pour l’enfant à naître, ou encore les formes d’épilepsie liées à la maladie de Parkinson.
Des avancées concrètes et des témoignages forts
- Ces JFE 2025 mettent l’accent sur les données issues de grandes bases épidémiologiques pour mieux comprendre la maladie et adapter les traitements.
- Les participants découvriront aussi les dernières innovations en imagerie, thérapie génique et stimulation cérébrale profonde, domaine dans lequel Montpellier est pionnière depuis plus de 30 ans.
- 18 posters scientifiques seront présentés oralement pendant les pauses, favorisant les échanges. Le congrès s’ouvrira sur une conférence débat autour de la résilience, avec le témoignage d’une patiente ayant surmonté les défis de l’épilepsie.
- Enfin, un rendez-vous d’expertise EEG (électro-encéphalogramme), indépendant des JFE, clôturera l’événement avec un focus sur les urgences neurologiques.
À propos
- L’épilepsie, longtemps définie par 2 crises spontanées, peut désormais être diagnostiquée après 1 seule crise si des anomalies sont détectées à l’IRM ou à l’EEG.
- Elle se manifeste par des crises focales ou généralisées, souvent discrètes et parfois nocturnes. 60 % des cas sont focaux. Une crise n’est pas toujours synonyme d’épilepsie.
- Dans 0,8 % des cas, la maladie est avérée. Le pronostic est souvent bon et une vie normale est possible avec un suivi adapté.
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