Jeudi 9 avril
Le saviez-vous ? Un bar à tisanes à Montpellier réinvente l’herboristerie
Rédigé par Gwen Saulnier
Géraldine Martinez (à gauche) et Nathalie Fournol, docteurs en pharmacie et cofondatrices d'Infuse (crédit : Infuse).
Récompensée par la CCI, une infuserie portée par 2 pharmaciennes revisite les plantes médicinales. Leur concept séduit déjà au-delà du département, avec une sélection régionale imminente et, en ligne de mire, une finale nationale.
De quoi parle-t-on ?
- Infuse vient de recevoir le trophée de l’innovation lors des Trophées du Commerce 2026, une distinction qui salue des commerçants passionnés qui font vivre les centres-villes grâce à leur créativité, leur savoir-faire et leur engagement.
- Derrière cette reconnaissance, 2 visages : Géraldine Martinez et Nathalie Fournol. Amies, croisées sur les bancs du lycée Joffre puis à la Faculté de pharmacie de Montpellier, elles ont d’abord exercé ensemble avant de bifurquer.
- « À la Fac de pharma, nous étions très passionnée par la botanique », se souviennent-elles auprès de l'Essentiel Montpellier.
- Lassées d’une officine « pas axée sur nos désirs », elles ferment alors un chapitre pour mieux revenir aux racines. Direction : Infuse, une herboristerie contemporaine, ouverte en 2020 au 2, rue Montpelliéret.
Le concept
- Ici, on ne boit pas la tasse, on la compose. Les fondatrices interrogent, écoutent, puis élaborent une tisane sur mesure parmi près de 150 plantes bio. « Il s’agit de créer une tisane pour chaque individu ayant un besoin ou une envie particulière. »
- Le protocole évoque presque une consultation, héritage évident de leur formation. « Notre expertise de pharmacien nous permet de conseiller au mieux. » À la clé : une boisson pensée pour soulager, mais aussi séduire le palais.
- Car ici, le goût compte autant que l’effet. « On dépoussière l’herboristerie », glissent-elles avec malice.
La toile de fond
- Sous la vapeur des tasses, l’histoire a infusé. Tout commence en 1985, au lycée. Déjà, les plantes s’invitent dans leur quotidien. « Petite, ma mère avait un jardin luxuriant. À 8 ans, je composais un herbier », se souvient Nathalie Fournol.
- Des années plus tard, leurs thèses confirment cette orientation botaniste. Aujourd’hui, leur projet dépasse le simple comptoir.
- Collaborations avec des tables locales, développement d’une clientèle élargie grâce aux réseaux sociaux, et une majorité de femmes entre 35 et 60 ans séduites par cette approche douce. « Nos tisanes sont plus qu’une simple boisson ; elles sont une extension de qui vous êtes. »
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