Mercredi 15 avril
Tabac, alcool : Des jeunes parlent aux jeunes
Rédigé par Christelle Zamora
Les jeunes ont une autre attention quand il s’agit d’écouter leurs pairs (crédit : Adobe Stock).
L’Institut du Cancer de Montpellier (ICM) présente ce mercredi, à l'occasion d'une Journée des pairs, les conclusions d’un programme de pédagogie pour la prévention du tabagisme et/ou des alcoolisations rapides à destination des lycéens. Décryptage.
Pourquoi c’est important
- Des enquêtes nationales soulignent que « 36,6 % des jeunes de 17 ans ont au moins une alcoolisation rapide dans le mois, que 46,5 % des jeunes de moins de 17 ans ont déjà fumé une cigarette en 2022. »
- « Elles démontrent que la période de l'adolescence reste propice à l'engagement des comportements addictifs et aux excès, malgré la connaissance des effets bénéfiques associés à la réduction de la consommation de tabac et d’alcoolisations rapides chez les jeunes », rapporte l'ICM.
- Voilà pourquoi, avec l’Académie de Montpellier et l’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie, l'institut organise aujourd'hui de 10h à 14h30, à Épidaure (le département de prévention de l'ICM) la Journée des pairs P2P & SoftPeers 2026.
- L’objectif de ces 2 programmes est d’amener à un changement de comportement chez les jeunes face au tabagisme et aux alcoolisations rapides.
Pour bien comprendre
- P2P & SoftPeers sont respectivement 2 programmes de prévention du tabagisme et des alcoolisations rapides qui reposent sur le principe de l’éducation dite par les pairs.
- Mis en place dans les lycées professionnels, polyvalents et généraux, ils consistent à accompagner un groupe de lycéens volontaires de l’établissement (pairs-éducateurs) dans la création d’une action de prévention diffusée par la suite à l’ensemble des lycéens cibles (pairs-receveurs).
- Cette journée marque l’aboutissement de ces 2 programmes annuels de prévention majeurs. Elle offre un éclairage concret sur les nouvelles stratégies de santé publique visant à rendre les jeunes acteurs de leur propre prévention.
- « L’approche repose sur une conviction forte : les messages de prévention ont un impact démultiplié lorsqu'ils sont conçus et transmis par les jeunes, pour les jeunes », explique encore l'ICM.
- Cette année, 15 établissements scolaires ainsi que l’Université Paul-Valéry participent aux programmes à Montpellier et dans plusieurs communes de la région. Cela représente au total 153 jeunes investis dans la création d'un outil de prévention des addictions.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Montpellier