Jeudi 2 avril
L'entreprise nantaise Malàkio fabrique des objets design en coquillages recyclés
Rédigé par Anthony Boutin
Déguster des huîtres ou se regarder dans un miroir, c'est possible avec Malàkio (crédit : Malàkio).
Créée en 2020, cette jeune entreprise nantaise a déjà réemployé 70 tonnes de déchets coquilliers pour concevoir du mobilier design et des objets de décoration. Destinés aux entreprises comme aux particuliers, ces produits prennent vie au cœur de l’atelier proche du Cardo.
Le déclic
- Originaire de Brest et diplômé de l’école de design Nantes, Morgan Guyader travaille en 2019, sur les marchés ostréicoles. Surpris par les quantités de coquillages jetés à la poubelle, il profite du confinement pour réaliser des tests sur cette matière.
- « Il a cogné sur des coquilles avec un marteau, pour les broyer et les mélanger avec d’autres éléments », explique Thibault Longueville, l’un de ses associés.
- Au bout de 6 mois de recherche, Morgan réussit à constituer l’istrenn, un matériau composé de 60 % de coquillages et d’un liant minéral.
- Il propose à son ami d’enfance, Hugo Kermarrec, de le suivre dans l’aventure Malàkio (« mollusque » en grec).
Le concept
- Une fois la pâte formée, l’istrenn s’agglomère en séchant à l’air libre, sans aucune cuisson.
- Ce procédé permet d’éviter l’émission de gaz liée à l’incinération des déchets de coquillages qui représentent 250 000 tonnes par an, en France.
- De l’étape du coulage jusqu’à la phase de finition, tous les objets sont travaillés avec soin : « Nous mettons un point d’honneur à faire ressortir la beauté du coquillage sur chaque produit. ».
- La PME réalise différentes gammes de mobilier : tables, bureaux, plans de travail ou encore comptoirs. De petits objets de décoration et d’arts de la table sortent aussi de son atelier.
La vague du succès
- Malàkio s’adresse aux particuliers qui font leurs achats en ligne sur malakio.com. Les professionnels peuvent commander des objets sur mesure, pour l’aménagement intérieur de commerces et bureaux.
- « Nous avons livré une soixantaine de tables à Doctolib, pour ses locaux sur l’île de Nantes », souligne Thibault Longueville.
- La société nantaise, basée près du Cardo, fait travailler une douzaine de personnes. Son objectif est de s’installer sur un site plus grand, pour augmenter sa capacité de production et pouvoir répondre au maximum de projets.
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