Lundi 13 octobre
Neoliner Origin relève le défi de la décarbonation maritime
Rédigé par Chloé Chamouton
Il aura fallu plus de 10 ans pour que ce navire à voile soit opérationnel (crédit : Neoliner Origin).
Après une escale le lundi 6 octobre dans la cité phocéenne, le nouveau porte-conteneurs de 136 m fait étape à Nantes ce jour pour son baptême officiel au pied du pont de Cheviré avant de partir pour sa 1re Transatlantique.
Pour bien comprendre
- Ce cargo à voile a été imaginé par la start-up nantaise Neoline en partenariat depuis 2022 avec l'armateur marseillais CMA CGM, géant du transport maritime qui détient 37 % des parts de l'entreprise.
- Ses équipes ont été mobilisées pour valider la faisabilité technique, réglementaire et commerciale de ce projet.
- « Le Neoliner Origin marque une avancée majeure vers un transport plus durable (...). Il ouvre la voie à une nouvelle génération de navires cargos combinant performance industrielle et responsabilité environnementale. C'est un véritable démonstrateur industriel de la transition énergétique dans le transport maritime », indique l'armateur.
- Sa propulsion vélique de nouvelle génération lui permet de réduire jusqu'à 80 % ses émissions de gaz à effet de serre.
- Il offre « une capacité de chargement et une fiabilité comparables à celle d'un service opéré par un transporteur maritime traditionnel, tout en maintenant un équilibre économique compétitif. »
À propos
- Le Neoliner Origin est un petit bijou d'innovations technologiques. Les voiles, qui le caractérisent ont été développées à Saint-Nazaire. Ce sont les Chantiers de l'Atlantique qui ont fabriqué les 2 mâts en carbone et fibre de verre inclinables de 75 m ainsi que le Gréement Solid Sail.
- Il va pouvoir embarquer jusqu’à 5 300 tonnes de marchandises, un chiffre supérieur aux volumes proposés par les autres navires à voile.
- Il partira de son port d’attache, Nantes-Saint-Nazaire dans les jours qui suivent son baptême nantais officiel, pour rejoindre Saint-Pierre-et-Miquelon, puis Baltimore (États-Unis) et Halifax (Canada).
La toile de fond
- Actuellement, le transport maritime est responsable de 3% des émissions mondiales de CO2.
- 99% des navires dédiés au transport international utilisent du fioul lourd ou du gaz naturel liquéfié.
- L'Organisation maritime internationale (OMI) vise une réduction des émissions de 20 à 30 % d'ici à 2030 pour atteindre le zéro émission net en 2050.
Abonnez-vous gratuitement
Nos lecteurs ont aussi lu :
Abonnez-vous gratuitement
Une info à nous suggérer ?
Contactez-nous
Lire la dernière édition de l'Essentiel Nantes