Mardi 15 juillet
Un marché de bouquinistes à Nantes
Rédigé par Chloé Chamouton
Ce rendez-vous invite à dénicher des pépites livresques (crédit : Adobe Stock).
L'association le Mardi du Livre organise chaque mardi un marché de bouquinistes de 12h à 19h, place de la Bourse à Nantes. Touristes, habitués ou curieux de passage s'y retrouvent pour échanger, dénicher des trésors ou feuilleter.
À propos
- Depuis presque 20 ans, ce marché fait partie du paysage nantais.
- Il regroupe des bouquinistes professionnels, libraires de Nantes, de Loire-Atlantique et de la région, « en moyenne 5 à 10 exposants chaque semaine, qu'il pleuve, vente ou neige », explique Antoine de Perier, président de l'association à l'origine de cette initiative et qui tient lui-aussi un stand.
- « Nous sommes tous des marchands ambulants, itinérants et nous nous déplaçons avec nos camions sur des foires, des événements. »
- Dans la Cité des Ducs, la place de la Bourse leur tient lieu de boutique à ciel ouvert, où se croisent collectionneurs passionnés, étudiants, amateurs de beaux livres ou gens de passage.
Ce qu'on y trouve
- Ce marché propose de renouer avec le charme du livre ancien et d'occasion. « L'offre très diversifiée s'adresse à tout type de public et à toutes les bourses, du policier en poche à 2 € à l'ouvrage de collection à 1000 €. »
- « Romans, bandes dessinées avec des éditions originales, histoire régionale, art, livres illustrés, histoire régionale, chacun d'entre nous a sa spécialité. Certains amateurs viennent nous consulter car ils recherchent des choses bien particulières, des reliures du XVIIIe siècle par exemple. »
- Du côté de l'approvisionnement des matières premières, 2 possibilités. « Soit nous nous déplaçons à domicile gratuitement pour effectuer des estimations, comme des antiquaires (contact au 06 28 54 04 71), soit les personnes viennent sur le marché, avec des sacs pour nous proposer des ouvrages. »
En toile de fond
- Le métier de bouquiniste se raréfie, le nombre d'exposants a diminué au fil des ans.
- En cause l'évolution du marché, du fait d'internet ainsi qu'un non renouvellement des générations. « Certains ont arrêté, d'autres sont partis en retraite. »
- Néanmoins, si, au début, les gens ont été séduits par la toile, Antoine de Perier constate un retour en arrière. « Les adeptes des livres ont besoin de toucher l'objet, de sentir le papier, il y a un côté sensoriel très puissant dans la rencontre avec un ouvrage. »
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